Quand une joueuse de tennis professionnelle révèle gagner bien plus d’argent sur OnlyFans que sur les courts, cela ne passe pas inaperçu. C’est exactement ce que vit Sachia Vickery, athlète américaine de 30 ans, actuellement en lice pour les qualifications de l’US Open. Si elle attire aujourd’hui l’attention des médias, ce n’est plus uniquement pour ses performances sportives, mais bien pour ses contenus très exclusifs proposés sur la célèbre plateforme d’abonnement.
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ToggleDouble vie : sportive de haut niveau et créatrice de contenu
Depuis janvier, Sachia Vickery propose du contenu sur OnlyFans, facturé 12,99 dollars par mois. Vidéos suggestives, séances d’étirements nocturnes, ou encore twerk sur un bateau : la joueuse de tennis assume entièrement cette activité parallèle. Elle affirme sur Instagram : « C’est l’argent le plus facile que j’aie jamais gagné, et j’adore ça », en précisant qu’elle ne se soucie pas du regard des autres sur sa démarche.
Un choix économique… mais aussi stratégique
Avec environ deux millions de dollars gagnés en quatorze ans de carrière, Vickery n’est pas en situation de précarité. Mais vivre du tennis professionnel reste un défi pour les athlètes qui ne figurent pas dans le haut du classement. Elle l’avoue elle-même : même si elle n’est pas au sommet de sa forme actuellement, elle a su utiliser sa visibilité pour créer une nouvelle source de revenus très rentable.
Ce choix n’est pas isolé. On pense notamment à Madelene Wright, ancienne footballeuse, qui a transformé sa notoriété en véritable opportunité professionnelle grâce à OnlyFans.
De la stigmatisation à l’empowerment
Dans un épisode du podcast « Black Spin Global », Vickery revient sur la discrimination raciale dont elle a été victime sur les réseaux sociaux, ainsi que sur la stigmatisation liée à son corps. Plutôt que de s’enfermer dans un rôle imposé, elle a choisi de s’affirmer à travers une plateforme où elle contrôle son image et ses revenus. Elle considère désormais cette activité comme un prolongement naturel de sa visibilité en tant que sportive.
Un phénomène croissant chez les athlètes
Le cas de Vickery s’inscrit dans une tendance plus large. De nombreuses sportives découvrent qu’OnlyFans peut leur offrir une indépendance financière souvent inaccessible via leurs contrats ou leurs sponsors. On peut citer Sabrina Stanley, qui a fait un choix similaire, expliquant qu’OnlyFans lui rapportait davantage que ses partenariats avec des marques de sport.
Vickery n’est donc pas un cas isolé. Elle rejoint ces autres sportives sur OnlyFans qui n’hésitent plus à capitaliser sur leur image pour contourner les limites économiques du sport professionnel.
Quand les réseaux sociaux deviennent des leviers de revenus
Comme d’autres créatrices, Vickery utilise Instagram comme vitrine marketing. Elle y poste des extraits ou des teasers, qui redirigent vers son contenu payant. Cette stratégie bien pensée lui permet d’amplifier sa notoriété tout en générant un revenu passif important.
Mais cette mise en scène de soi n’est pas sans risques. Certains contenus de plus en plus audacieux peuvent pousser à une forme de surenchère. Lily Phillips et son challenge en sont un exemple parlant : des défis toujours plus extrêmes pour rester visible, au risque de brouiller la frontière entre empowerment et pression commerciale.
Conclusion : une mutation du sport à l’ère du numérique
Le parcours de Sachia Vickery illustre une réalité qui dérange autant qu’elle fascine. Si les revenus générés par le sport ne suffisent plus, surtout pour les femmes, les réseaux sociaux et les plateformes comme OnlyFans deviennent des terrains d’expression et d’émancipation. Ces trajectoires individuelles posent des questions fondamentales sur l’économie du sport, l’indépendance financière des athlètes et les représentations du corps dans l’espace public.
Le sport de haut niveau ne se joue plus uniquement sur le terrain. Désormais, c’est aussi sur Internet que se construit la carrière, et la liberté, de nombreuses sportives.