Elles ont couru après des ballons, soulevé des haltères, ou combattu dans des cages. Aujourd’hui, elles gagnent des fortunes sur OnlyFans. Footballeuses, basketteuses, gymnastes ou combattantes de l’UFC, de plus en plus de sportives professionnelles se tournent vers la plateforme pour financer leur vie, parfois bien au-delà de ce que le sport leur a jamais rapporté. Mais derrière les chiffres qui font rêver, il y a des parcours semés d’embûches, des choix difficiles, et une question qui revient sans cesse : et si OnlyFans était devenu le meilleur sponsor du sport féminin ?
Sommaire
ToggleEbanie Bridges : la boxeuse qui cumule ring et revenus sur OnlyFans
Ebanie Bridges a su transformer sa notoriété de boxeuse en un véritable empire sur OnlyFans. Depuis 2022, elle y partage son quotidien d’athlète, ses tenues de combat, et des contenus plus personnels, le tout pour 29,99 dollars par mois. Ses publications, qui mêlent sport et glamour, cumulent plus de 237 000 likes. « OnlyFans me permet de montrer qui je suis vraiment, sans filtre », explique-t-elle. Une stratégie payante, qui lui permet de financer sa carrière tout en restant active sur le ring. Pour ses abonnés, c’est l’occasion de découvrir les coulisses de la boxe féminine, entre entraînements intensifs et moments de détente. Une façon de rester connectée à son public, bien au-delà des matchs.
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Alysha Newman : de la médaille olympique au million de dollars sur OnlyFans
Médaillée de bronze en saut à la perche, Alysha Newman a marqué les esprits lors des Jeux Olympiques en terminant sa prestation par un twerk. Un geste symbolique qui a lancé sa carrière sur OnlyFans. Aujourd’hui, elle y gagne plus d’1 million de dollars par an, en partageant des photos de ses médailles, ses entraînements, et des moments de sa vie privée. « Les fans adorent voir mes médailles alignées, c’est devenu une sorte de rituel », confie-t-elle. Pour 12,99 dollars par mois, ses abonnés accèdent à un contenu exclusif, entre performance sportive et vie quotidienne. Une reconversion qui lui permet de vivre confortablement, tout en continuant à sauter.
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Madelene Wright : 695 000 dollars par an après une carrière footballistique stoppée net
Ancienne footballeuse du Charlton Women, Madelene Wright a vu sa carrière s’arrêter brutalement en 2019 après la diffusion de photos personnelles. Plutôt que de sombrer, elle a rebondi sur OnlyFans, où elle gagne aujourd’hui 695 000 dollars par an. « OnlyFans m’a sauvée financièrement, mais aussi moralement. J’ai pu acheter mon logement, voyager, et enfin respirer », raconte-t-elle. Son abonnement à 29,99 dollars par mois attire des milliers de fans, avides de découvrir son nouveau mode de vie. Une success story qui prouve qu’une seconde chance est toujours possible, même après un scandale.
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Liz Cambage : 1,6 million de dollars par an, entre basket et OnlyFans
Star australienne du basket, Liz Cambage gagnait 220 000 dollars par an en WNBA. Un salaire enviable, mais bien loin des millions de ses homologues masculins. Aujourd’hui, elle cumule son rôle d’entraîneuse en Chine avec sa page OnlyFans, où elle empoche 1,6 million de dollars par an. « J’avais peur du jugement, mais mes amies m’ont convaincue. Et je ne le regrette pas », avoue-t-elle. Sur sa page, elle partage des moments de sa vie, des photos sportives, et des contenus plus intimes. Une liberté financière qui lui permet de choisir ses projets, sans dépendre des clubs ou des sponsors.
Renée Gracie : 6 millions de dollars et une nouvelle vie après la course automobile
Renée Gracie, ancienne pilote de course, a tout perdu après la diffusion de vidéos personnelles. Mais OnlyFans lui a offert une seconde chance. En quelques années, elle y a amassé près de 6 millions de dollars. « OnlyFans a changé ma vie. J’ai pu me reconstruire, voyager, et vivre sans stress », témoigne-t-elle. Son abonnement à 29,99 dollars par mois attire des milliers de fans, fascinés par son parcours et son charisme. Aujourd’hui, elle mène une vie de rêve, loin des circuits et des polémiques. Une preuve que la résilience paie, même dans un milieu aussi impitoyable que le sport automobile.
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Paige VanZant : plus d’argent en 24 heures que pendant toute sa carrière en UFC
Ancienne combattante de l’UFC et de Misfits, Paige VanZant a franchi un cap symbolique sur OnlyFans. « J’ai gagné plus en 24 heures sur OnlyFans que pendant toute ma carrière de combattante », déclare-t-elle. Avec des revenus annuels estimés à 648 000 dollars, elle a enfin trouvé l’équilibre entre passion et stabilité financière. Sur sa page, elle propose un mélange de contenus sportifs, de conseils, et de moments plus personnels. « Bienvenue dans mon paradis », écrit-elle à ses abonnés. Une phrase qui résume bien sa nouvelle philosophie : vivre pleinement, sans compromis.
Un phénomène qui s’amplifie
Ces exemples ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Selon les dernières estimations, des milliers de sportives, dans le monde entier, ont rejoint OnlyFans. Certaines y voient une opportunité, d’autres une nécessité. Mais toutes partagent un même constat : le modèle traditionnel du sport ne leur offre pas assez.
« OnlyFans nous permet de monétiser notre image, notre personnalité, notre travail, explique une ancienne gymnaste sous couvert d’anonymat. Pour la première fois, on nous paie à notre juste valeur. » Une valeur que les fédérations, les sponsors, et les médias ont trop souvent ignorée.
« On nous dit de nous battre pour nos rêves, mais personne ne nous dit comment payer le loyer en attendant. OnlyFans, c’est notre plan B. Et pour beaucoup, c’est devenu le plan A. »
Et demain ?
Bien sûr, ce choix ne fait pas l’unanimité. Certaines craignent pour leur image, d’autres pour leur crédibilité. Mais une chose est sûre : OnlyFans a ouvert une brèche. Une brèche qui permet à des sportives de vivre de leur passion, sans dépendre d’un système qui les a trop souvent laissées de côté.
Face à la complexité de cette nouvelle économie numérique, certaines sportives font également le choix de s’entourer d’un manager OnlyFans pour les accompagner dans cette démarche entrepreneuriale, gérer leur image de marque et optimiser leur présence sur la plateforme.
Alors, faut-il y voir une victoire ou une défaite pour le sport féminin ? Peut-être un peu des deux. Une défaite, parce que cela révèle les failles d’un système qui ne sait pas reconnaître le talent féminin à sa juste valeur. Une victoire, parce que ces athlètes, enfin, reprennent le contrôle.
Une chose est certaine : leurs histoires, leurs succès, et leurs combats méritent d’être racontés. Pas pour glorifier OnlyFans, mais pour rappeler une évidence : le sport féminin mérite mieux. Beaucoup mieux.





