Sabrina Stanley, double vainqueure de la Hardrock 100, a choisi une voie radicalement nouvelle pour financer sa passion.
Imaginez la scène. Une athlète, auréolée de victoires, habituée aux podums et aux contrats avec les plus grandes marques de trail, décide du jour au lendemain de tout remettre en question. Pas pour une blessure, pas pour une retraite anticipée, mais parce qu’elle en a assez. Assez des contraintes, assez des attentes, assez de devoir jouer un rôle qui ne lui ressemble plus. Cette athlète, c’est Sabrina Stanley. Et son choix, aussi surprenant qu’audacieux, a fait l’effet d’une bombe dans le petit monde de l’ultra-trail : elle a signé avec OnlyFans.
Oui, vous avez bien lu. OnlyFans. La plateforme qu’on associe souvent, à tort ou à raison, à un tout autre univers. Mais derrière les préjugés, il y a une histoire bien plus complexe, bien plus humaine. Celle d’une femme qui a osé dire stop, qui a osé repenser sa carrière, et qui, ce faisant, a peut-être ouvert une brèche pour des centaines d’autres sportifs.
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TogglePourquoi elle a tout risqué
Sabrina Stanley, c’est d’abord une coureuse d’exception. Deux victoires à la Hardrock 100, l’une des courses les plus exigeantes au monde, une Diagonale des Fous remportée haut la main, et des années à représenter des marques qui lui dictaient, subtilement mais sûrement, ce qu’elle devait porter, dire, ou même penser. Pourtant, en janvier 2025, elle a tourné le dos à ce système. Pas par caprice, pas par provocation, mais parce qu’elle avait besoin de respirer.
« Je ne voulais plus être une vitrine. Je voulais redevenir une coureuse, tout simplement. OnlyFans m’a offert cette liberté. Personne ne me dit comment m’entraîner, quoi publier, ou comment m’habiller. Pour la première fois depuis des années, je me sens alignée avec qui je suis vraiment. »
Derrière ces mots, il y a des années de frustration. Les contrats qui se résument à des obligations, les partenariats qui s’effritent au premier résultat décevant, et cette sensation, de plus en plus forte, d’être un produit plutôt qu’une personne. Alors quand OnlyFans lui a tendu la main, elle a sauté dans l’inconnu. Sans filet. Ou presque.
Parce que OnlyFans, pour une athlète comme Sabrina, ce n’est pas qu’une question d’argent. C’est une question de contrôle. Finis les briefs marketing, les posts sponsorisés calculés au millimètre, les sourires forcés pour des produits qu’elle n’utilise même pas. Là-bas, elle partage ce qu’elle veut, quand elle veut. Un entraînement dans les montagnes du Colorado, une discussion à cœur ouvert sur les doutes qui la rongent avant une course, ou simplement une journée ordinaire, sans fard. Et ses fans, eux, adorent ça.
L’argent, oui, mais pas que
Bien sûr, il y a l’aspect financier. Sur OnlyFans, Sabrina gagne plus qu’avec la plupart de ses anciens sponsors. Beaucoup plus. Mais ce qui la fait vraiment vibrer, c’est la connexion directe avec ceux qui la suivent. Plus de filtres, plus d’algorithmes, plus de intermédiaires. Juste elle, son histoire, et des gens prêts à la soutenir, non pas pour une paire de chaussures, mais pour elle.
« Les gens pensent que c’est facile, que c’est de l’argent facile, confie-t-elle. Mais c’est tout le contraire. Il faut être vulnérable, authentique, et ça, c’est bien plus difficile que de sourire pour une pub. » Chaque mois, elle publie des vidéos, des photos, des textes. Parfois techniques, parfois personnels. Toujours honnêtes. Et ses abonnés, eux, répondent présent. Avec des messages de soutien, des questions, des encouragements. Une communauté qui lui ressemble.
Évidemment, le choix de Sabrina n’a pas fait que des heureux. Certains puristes du trail ont tiqué, voire carrément critiqué. « Tu salis l’image du sport« , lui a-t-on dit. D’autres, plus nombreux qu’elle ne l’imaginait, l’ont soutenue à bras ouverts. « Tu montres qu’on peut faire les choses différemment« , lui a écrit une jeune traileuse. Et c’est ça, finalement, qui compte le plus pour elle.
Ce que ça change pour les autres
Sabrina n’est pas naïve. Elle sait que son choix fait jaser. Mais elle assume, parce qu’elle croit dur comme fer que les athlètes méritent mieux. Mieux que des miettes de contrats, mieux que des partenariats qui les étouffent, mieux que ce sentiment de devoir constamment prouver leur valeur.
Depuis qu’elle a franchi le pas, d’autres ont suivi. Des surfeurs, des cyclistes, même un joueur de rugby. Tous unis par la même lassitude, le même désir de reprendre le contrôle. OnlyFans n’est peut-être pas la solution idéale pour tout le monde, mais c’est une option. Une porte de sortie pour ceux qui refusent de se plier aux règles d’un système qui les broie.
« Je ne dis pas que tout le monde devrait faire comme moi. Mais je dis que tout le monde devrait avoir le choix. Et aujourd’hui, grâce à des plateformes comme OnlyFans, ce choix existe. »
Alors, bien sûr, il y a les risques. La réputation, les regards en coin, les commentaires malveillants. Sabrina les connaît, elle les a lus, elle les a digérés. Mais elle ne regrette rien. Parce qu’au fond, elle a gagné bien plus qu’un salaire. Elle a retrouvé sa liberté. Et ça, aucun contrat au monde ne pourrait lui offrir.
Et demain ?
Personne ne sait vraiment où tout ça va mener. OnlyFans pourrait devenir une voie royale pour les athlètes en quête d’indépendance, ou simplement une parenthèse dans l’histoire du sport. Une chose est sûre, pourtant : Sabrina Stanley a ouvert une brèche. Elle a montré que c’était possible. Qu’on pouvait être une championne, une entrepreneure, une femme libre, sans avoir à choisir.
Alors la prochaine fois que vous entendrez parler d’elle, ne pensez pas seulement à OnlyFans. Pensez à son sourire quand elle court, à sa détermination quand elle grimpe les cols, à cette petite lueur dans ses yeux qui dit, simplement, « je suis enfin moi ». Parce que c’est ça, la vraie victoire.
Et si jamais vous croisez son chemin, sur un sentier ou sur un écran, dites-lui merci. Pas pour ses titres, pas pour ses records, mais pour avoir osé. Parce que dans un monde où tout le monde suit les mêmes traces, ceux qui osent en tracer de nouvelles sont rares. Et précieux.





