Critique: Fast & Furious 7

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Rating: 4.0/5 (5 votes cast)

Fast & Furious 7

de James Wan

Avec Paul Waker, Dwayne Johnson, Vin Diesel, Michelle Rodriguez, Jason Statham

Rating: ★★★★☆

ff7

Dans une ère où tout est recyclé jusqu’à l’écoeurement, c’est un vrai miracle de voir une franchise aussi improbable que Fast & Furious se renouveler à chaque opus.

Malgré une qualité inégale au sein des sept films, chacun d’entre eux a une personnalité propre et appartient à un genre différent. Comme si on revisitait le cinéma, sauf qu’au lieu de mettre des gens à pied, on foutait des bourrins en voiture. Du coup, après un premier film qui s’inspire de Point Break, un deuxième en mode Buddy Movie à la 48 Heures, un troisième qui n’est pas sans rappeler Karate Kid, un quatrième qui se la joue plus polar, un cinquième qui reprend Ocean’s Eleven, un 6ème qui est proche de l’Agence Tous Risques, on a un dernier épisode qui est dans le James Bond pur jus.

Believe the hype, Fast & Furious, c’est devenu vraiment bien depuis le 5ème opus, et ce dernier est le meilleur de toute la franchise.

Malgré une introduction relativement longue, mais quand même ponctuée par la chouette introduction du personnage de Statham qui vient venger son frère, une fois que l’action commence, elle ne s’arrête plus jusqu’à la dernière seconde du film.

Malgré un côté beauf à base de BO un peu pourrie, de culs de nanas exhibés de manière totalement gratuite et de casse complètement gratuite, le film réussit à remplir son contrat et même à aller au delà.

Le tout grâce à des scènes d’actions filmées avec brio par James Wan qui ne perd pas une miette de l’action et réussit à capter la puissance de chaque coup, chaque choc vu à l’écran. Le truc cool quand tu bosses avec des pros de la bagarre, c’est que tu sens qu’ils ne sont pas ou peu doublé et le montage n’en est que plus dynamique, vu qu’il ne coupe pas avant qu’un coup soit porté.

En fait, le truc qui fait tenir cette franchise debout, c’est ses personnages aussi. Le fait qu’ils soient traités comme une famille, comme un gang inséparable dont les rangs grandissent de film en film donne un aspect Arme Fatale au tout et fait qu’à défaut de croire en leurs personnages, on croit en leurs interactions, à l’amour et au respect qu’ils se portent chacun.

Pourtant, c’était compliqué à faire ici, vu que la première scène de voitures tape très fort et aurait pu déséquilibrer tout le film par son intensité et surtout par le fait qu’elle se passe sur 3 fronts, et il se passe des trucs de FOU sur chacun d’entre eux. J’avais d’ailleurs complètement zappé que Tony Jaa faisait partie du casting. Il fonctionne super bien en second du méchant qui fait super bien la bagarre et balance des punchlines.

La punchline d’ailleurs, parlons en, parce qu’il est ici élevé au rang d’art. Chaque punchline est balancée comme si la vie de celui qui le dit en dépendait. L’action s’arrête presque pour laisser le temps au personnage de la dire, et ça fonctionne, c’est jouissif. L’humour fonctionne ici beaucoup mieux que dans tous les autres opus, on sent que les persos se connaissent et qu’un effort a été fait au niveau des dialogues, même si tout ce qui touche à la relation de Vin Diesel et sa meuf est pour le coup assez mal dialogué et fait eau de rose.

Mais le truc le plus bizarre du film, c’est qu’un de ses acteurs principaux est mort pendant le tournage mais que le scénario a été réécrit de manière à le garder le plus possible à l’écran. Je trouve ça hyper respectueux et professionnel comme attitude, et même si je ne trouve pas que Paul Walker soit un très bon acteur, il dégage une vraie sympathie et le voir à l’écran et se dire que chaque image de lui serait peut être la dernière fait quelque chose quand même. Chaque scène d’action où il apparait, je me surprenais à me demander s’ils allaient le faire mourir.

Chaque personnage a son moment de bravoure, le film est un film somme et pourrait clore la saga, même si on nous dit qu’il pourrait bien y en avoir encore avec une fin qui laisse des possibilités pour une suite, et franchement, je me dis que ça peut le faire, parce qu’une fois débarrassé de tous ses tics un peu beaufs, je trouve que le coeur y est, le savoir faire aussi, et que The Rock fonctionne vraiment bien dans cet univers qui avait tout pour mourir dans l’oeuf mais qui se relève à chaque film et propose des pistes intéressantes.

C’est ludique, c’est drôle, c’est burné, c’est attachant, c’est bien.

Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.