Insidious 6 : 25,3 M$ au box-office US, déjà au cinéma en France
Insidious : L’Invasion du Lointain démarre à 23,7 M$ aux USA, 2e du box-office. En France, il est déjà en salles depuis le 19 août.
Mise à jour du 24 août 2026 : les chiffres définitifs du week-end, publiés lundi, revoient le démarrage à la hausse. Cet article intègre également les résultats de Camp Miasma.
Insidious : L’Invasion du Lointain (Out of the Further en version originale) a finalement démarré à 25,3 millions de dollars pour son premier week-end nord-américain, décroché sur 3 303 salles. Le sixième volet de la saga Blumhouse termine deuxième du box-office, juste derrière la quatrième semaine de Spider-Man: Brand New Day, toujours solide avec 39 à 40 millions de dollars, selon Variety.
Les premières estimations, publiées le 22 août par Deadline, annonçaient 23,7 millions de dollars : la révision du lundi place donc le film un cran au-dessus. Il avait pris la tête du classement dès le vendredi, avec 10,6 millions engrangés en une seule journée, avant d’être dépassé par l’homme-araignée sur l’ensemble du week-end, précise Variety.
Le résultat reste mesuré à l’échelle de la franchise : selon ScreenRant, il s’agit du 4e meilleur démarrage sur six films, et du plus faible lancement domestique de la saga depuis Insidious : Chapter 3 et ses 22,7 millions de dollars en 2015. De quoi relativiser : le film n’a coûté que 18 millions de dollars à produire, un budget Blumhouse typique qui laisse une marge confortable pour rentrer dans ses frais.
Côté chiffres mondiaux, Deadline précise que le film cumule environ 60 millions de dollars de recettes globales (25,3 millions aux États-Unis, 35 millions à l’international), un score très confortable au regard de son budget. La franchise, lancée en 2010 par James Wan, prouve une nouvelle fois sa rentabilité redoutable.
Et en France ?
Bonne nouvelle pour les fans hexagonaux : pas besoin d’attendre. Insidious : L’Invasion du Lointain est déjà à l’affiche dans les salles françaises depuis le 19 août 2026, distribué par Sony Pictures Releasing France, soit deux jours avant sa sortie américaine. Une sortie anticipée qui n’est pas si fréquente pour une grosse franchise horrifique US, et qui permet aux spectateurs français de juger sur pièces avant même de lire les chiffres du box-office outre-Atlantique.
Aucune date de sortie en streaming n’est pour l’instant annoncée en France : le film reste, à ce jour, uniquement disponible en salles. Si vous voulez le voir, direction le cinéma le plus proche, sans certitude sur le moment où il atterrira sur une plateforme française.
Camp Miasma tient bon, mais reste invisible en France
Dans un tout autre registre, le petit film indépendant venu de Cannes Teenage Sex and Death at Camp Miasma, distribué par MUBI, poursuit son parcours en salles américaines. Selon Dread Central, le film a engrangé environ 1,9 million de dollars ce week-end sur 1 036 salles, portant son total domestique à environ 3,6 millions de dollars depuis sa sortie. Un résultat honorable pour ce slasher rétro qui avait fait sensation à sa présentation cannoise.
Pour les curieux français, il faudra en revanche patienter : aucune date de sortie n’a été annoncée en France pour Camp Miasma à ce jour. MUBI opère bien un service de streaming dans l’Hexagone, avec un abonnement à partir de 11,99 euros par mois, mais le film n’apparaît pour l’instant ni à son catalogue ni dans les salles françaises partenaires de la plateforme. Un cas typique de ces petites pépites horrifiques qui mettent parfois plusieurs mois, voire davantage, à traverser l’Atlantique.
La saga peut-elle continuer ?
Avec une ouverture correcte mais loin des sommets de la franchise, la question de la suite reste ouverte. Blumhouse a bâti tout un empire sur ce genre de résultats modestes en apparence mais très rentables au regard des coûts engagés, et un budget de 18 millions de dollars laisse largement la place à une septième incursion dans le Lointain si le film tient bien en salles dans les semaines à venir. Reste à voir comment le bouche-à-oreille va évoluer, notamment en France où le film a une semaine d’avance sur les Américains pour se faire une réputation.
Ce week-end illustre au passage deux vitesses de distribution pour l’horreur : les grosses machines de studio comme Insidious bénéficient de sorties quasi simultanées, voire anticipées, sur les deux continents, tandis que les productions indépendantes issues des festivals restent tributaires d’un calendrier bien plus incertain.