Vous voyez ces photos parfaites, avec des mannequins qui semblent tout droit sortis d’un rêve ? Eh bien, parfois, la réalité derrière ces clichés n’a rien de féérique. C’est exactement ce qui vient d’arriver à Zara au Royaume-Uni, et croyez-moi, ça fait du bruit.
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ToggleLe coup de sifflet de l’ASA
L’Advertising Standards Authority, le gendarme de la pub britannique, a levé le carton rouge. Deux images sur le site de Zara ont été pointées du doigt. Pourquoi ? Parce que les mannequins y apparaissaient, selon eux, d’une maigreur inquiétante. Pas juste minces, mais de cette minceur qui vous fait lever un sourcil et penser : quelque chose cloche.
Sur la première image, un haut ample et une pose calculée mettaient en avant une clavicule très marquée. Et pas juste un peu visible, non, au point d’en devenir presque le centre de l’image. Sur la seconde photo, une robe courte, un visage un peu creusé et des jambes ultra fines. Bref, un cocktail que l’ASA a jugé irresponsable.
La défense de Zara
Face à la polémique, Zara n’a pas traîné. Les photos ont disparu du site. La marque affirme avoir recruté ces mannequins après avoir reçu un certificat médical confirmant qu’elles étaient en bonne santé. En clair, selon eux, pas de danger. Mais la question reste : un certificat suffit-il à apaiser les inquiétudes du public ?
Pourquoi c’est plus qu’une histoire de mode
Ce n’est pas seulement un débat sur deux images, c’est un écho à quelque chose de plus grand. Depuis des années, on parle des effets des standards irréalistes sur l’estime de soi, surtout chez les plus jeunes. Et quand on sait que certaines personnes peuvent se comparer à ces images au pixel près, la responsabilité des marques prend un tout autre poids.
En France, la loi met son grain de sel
Chez nous, la loi “Marisol Touraine” est entrée en vigueur en 2017. Elle dit clairement : si une photo de mannequin est retouchée pour affiner ou épaissir la silhouette, il faut le dire. Noir sur blanc. Les mots exacts : “Photographie retouchée”. Et ce n’est pas juste pour la forme, il y a des amendes salées à la clé.
Mais ce n’est pas tout. Pour exercer, chaque mannequin doit présenter un certificat médical valide qui confirme que son état de santé est compatible avec la profession. En clair, on essaye de mettre des garde-fous. Et ça peut aller jusqu’à des sanctions pénales si on triche.
Ailleurs dans le monde, ça bouge aussi
En Italie et en Espagne, certaines fashion weeks interdisent les mannequins avec un IMC jugé trop bas. En Israël, une loi oblige à indiquer quand une image est retouchée et fixe un minimum de poids. Aux États-Unis, c’est moins uniforme, mais certains États comme la Californie protègent davantage les mannequins mineurs.
Et maintenant ?
On pourrait dire que les lois sont là pour protéger. C’est vrai. Mais soyons honnêtes, le vrai changement, c’est aussi nous qui le portons. Quand on choisit de suivre, liker et acheter auprès de marques qui montrent des corps variés, réels, vivants. Quand on se rappelle que la beauté n’a pas qu’une seule taille, ni une seule forme.
Alors oui, cette affaire Zara est un coup de projecteur. Mais c’est peut-être aussi une occasion de se demander, chacun de notre côté : qu’est-ce qu’on a envie de voir sur ces podiums et dans ces pubs demain ?





