Aux États-Unis, le paysage financier connaît une transformation majeure avec Jonathan Gould, le nouveau chef de l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC). Il a récemment reconnu que le phénomène de désengagement des banques envers les entreprises cryptos — appelé « debanking » — est une réalité préoccupante. Cette déclaration survient alors que l’OCC s’emploie à réviser sa politique pour réintégrer les activités liées aux cryptomonnaies dans le système bancaire traditionnel, tout en préparant un cadre réglementaire spécifique aux stablecoins. Comment cette dynamique impacte-t-elle les banques françaises comme BNP Paribas, Société Générale ou Crédit Agricole, déjà attentives aux évolutions du secteur crypto ?
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ToggleJonathan Gould reconnait le débancarisation crypto comme un phénomène avéré aux États-Unis
Le débancarisation, ou « debanking », se traduit par le refus ou la fermeture des comptes banking destinés aux acteurs du secteur crypto. Selon Jonathan Gould, ce phénomène est loin d’être marginal. Lors d’un événement organisé à Washington, D.C., il a confirmé avoir entendu des témoignages récents de comptes professionnels fermés sans préavis, simplement parce que les banques ne souhaitent pas prendre le risque lié à la crypto.
Cette pratique avait été amplifiée sous les précédentes administrations, créant un climat d’incertitude pour les entreprises cryptos. Cependant, Gould estime que cette ère d’exclusion systématique touche à sa fin, annonçant une politique plus ouverte. Ce revirement pourrait influencer le comportement des grandes banques françaises telles que BNP Paribas, la Banque Postale ou encore Crédit Mutuel, qui observent elles aussi ce marché avec une certaine prudence.
- Le debanking représente un obstacle majeur à l’expansion des entreprises cryptos.
- L’OCC souhaite inverser cette tendance en réintégrant les cryptos dans le système bancaire.
- De nombreuses institutions bancaires françaises réfléchissent à leur position face à cette évolution.
Implications directes pour les banques traditionnelles françaises et européennes
Bien que les banques européennes, telles que la Banque de France, LCL (Le Crédit Lyonnais) ou AXA Banque, soient soumises à une réglementation rigoureuse, le tournant américain des régulateurs crypto crée une onde de choc. Elles doivent désormais intégrer les défis de la régulation crypto en évolution rapide tout en évitant une trop forte désintermédiation bancaire de leur clientèle crypto naissante.
Pour certaines banques françaises, la tentation est grande de limiter les risques via des politiques internes restrictives, ce qui rappelle certains aspects du debanking américain. Pourtant, Gould incite à une révision de cette posture, estimant que la crypto peut s’intégrer sans provoquer de crise bancaire. Des banques comme Boursorama ou Caisse d’Épargne commencent d’ailleurs à proposer des offres spécifiquement dédiées aux actifs numériques, ce qui témoigne d’une évolution pragmatique.
- Les banques françaises doivent équilibrer innovation et gestion des risques.
- Les régulateurs américains font évoluer leur approche pour mieux accompagner la crypto.
- La collaboration entre banques traditionnelles et cryptos est vue comme un enjeu stratégique.
Un cadre réglementaire ambitieux pour les stablecoins en pleine définition
Parmi les priorités de Gould, figure l’élaboration de règles claires pour encadrer les stablecoins, ces cryptomonnaies adossées à des actifs réels comme le dollar américain. Conformément à la loi GENIUS, l’OCC sera chargé de réguler directement les émetteurs de stablecoins, qu’ils soient américains ou étrangers.
Ce cadre vise à réduire les incertitudes réglementaires tout en protégeant le système bancaire américain contre d’éventuels risques. Cette démarche, scrutée de près par des acteurs français tels que Crédit Agricole ou Société Générale, pourrait inspirer une harmonisation européenne, notamment dans la gestion des risques liés à ces instruments financiers hybrides.
- L’OCC veut empêcher les dysfonctionnements qui nuisent à la confiance dans les stablecoins.
- La régulation américaine pourrait servir de modèle pour les banques et régulateurs européens.
- Les banques françaises observent cette évolution afin d’adapter leurs produits et services crypto.
Une opportunité pour renforcer la confiance et l’innovation dans la crypto
Cette nouvelle dynamique réglementaire pose aussi de réels challenges, mais elle ouvre la voie à une adoption plus sereine des actifs numériques au sein des services bancaires. Les consommateurs et investisseurs, souvent freinés par l’incertitude juridique, pourraient ainsi bénéficier d’une meilleure sécurité. De leur côté, les banques telles que La Banque Postale ou Crédit Mutuel pourraient profiter d’un cadre clair pour développer des offres intégrant les cryptomonnaies, dynamisant ainsi leurs portefeuilles.
- Une régulation claire rassure les acteurs du marché et le grand public.
- Les banques françaises, dont BNP Paribas, peuvent accroître leur attractivité via des innovations crypto.
- La collaboration entre régulateurs et banques est essentielle pour stabiliser l’écosystème.
#Sécurité #Désengagement
— Primature de la République Démocratique du Congo (@PrimatureRDC) June 25, 2024
25 juin 2024 | Arrivée à Kavumu (Sud-Kivu) pour sa 1ère itinérance. Objectif: Présider la cérémonie de la fin de la 1ère phase du processus de désengagement de la MONUSCO #Pilier2 pic.twitter.com/8VDz2myYpM
Entre défis réglementaires et opportunités technologiques, le virage amorcé par Jonathan Gould à la tête de l’OCC place la crypto au cœur des discussions financières mondiales. Alors que de nombreux particuliers et entreprises français cherchent à comprendre comment s’adapter à ces mutations, il est essentiel de rester informé, notamment pour savoir détecter les signes importants dans ses relations (comme dans d’autres domaines de la vie, voir nos conseils pour identifier si vous êtes en friendzone) ou pour retrouver confiance en soi après des épreuves personnelles, un état d’esprit utile également dans la gestion des incertitudes économiques (conseils pratiques ici).





