INTERVIEW – Elsa Leeb, productrice du film Pour le plaisir : « Fanny, Tom et ma mère en larmes devant le résultat »

Dernière mise à jour le 9 mai 2026

à 09:05

découvrez l'interview d'elsa leeb, productrice du film 'pour le plaisir', qui partage les émotions fortes vécues par fanny, tom et sa mère en découvrant le résultat final.
découvrez l'interview d'elsa leeb, productrice du film 'pour le plaisir', qui partage les émotions fortes vécues par fanny, tom et sa mère en découvrant le résultat final.

Elsa Leeb dévoile les coulisses passionnantes de la production du film Pour le plaisir

Dans une interview riche en émotion et révélations, Elsa Leeb, productrice dynamique et engagée, nous ouvre les portes de la genèse de Pour le plaisir, une comédie audacieuse en salles depuis le 6 mai. Ce film, porté par Alexandra Lamy et François Cluzet, s’aventure avec finesse dans la thématique encore trop peu abordée du plaisir féminin, s’inspirant librement de l’histoire du couple allemand détentrice du Womanizer, un jouet adulte révolutionnaire répandu dans plus de 90 pays. Dès les premières minutes d’écoute, on ressent la passion vibrante d’Elsa pour ce projet ambitieux, entre humour et tendresse.

Une œuvre ambitieuse portée par une équipe soudée et déterminée

Tout a démarré il y a plus de deux ans, lorsqu’Elsa et son associé David Solal ont découvert le témoignage fascinant du couple à l’origine du Womanizer. L’idée d’un film mettant en lumière le plaisir féminin, sujet encore tabou malgré les avancées sociétales récentes, a immédiatement séduit le duo. Convaincus de détenir un vrai sujet de société, ils ont choisi de mélanger comédie et profondeur grâce à la réalisatrice Reem Kherici, qui, loin de son univers habituel, a su insuffler une élégance toute pudique autour de ce thème délicat, évitant judicieusement la vulgarité.

Alexandra Lamy et François Cluzet, un couple à l’écran aux antipodes

Pour incarner ce tandem improbable, Elsa a rapidement pensé à Alexandra Lamy, dont l’authenticité et la chaleur humaine rendent le personnage plus proche du public. François Cluzet, de son côté, a choisi d’embarquer seulement après avoir discuté longuement avec Reem, soucieux de respecter sa propre sensibilité dans un projet si neuf sur la sexualité féminine au cinéma. Ce mélange générationnel et stylistique donne toute la force au film, oscillant parfaitement entre scènes émouvantes et passages comiques.

Comment le film a-franchi les obstacles financiers et sociétaux

En dépit de son sujet devenu plus audible en 2026, convaincre les financeurs reste un défi pour une œuvre aussi directe sur le plaisir féminin. Elsa souligne l’audace du studio TF1, qui a cru en ce scénario audacieux. Pour ne pas effrayer le spectateur, le film choisit de traiter le sujet avec subtilité : aucun sextoy à l’écran, juste des allusions fines qui déjouent le malaise. Cette stratégie rassure aussi bien les générations plus âgées que les couples venus ensemble en séance, témoignant d’une vraie volonté de démocratiser le dialogue autour de la sexualité.

Une passionnée de cinéma engagée pour l’évolution des mentalités

Elsa Leeb confie qu’en tant que femme et mère, elle porte ce film comme un combat personnel. Pour elle, la culture a ce pouvoir unique d’éduquer, d’élever les débats où souvent manque une vraie éducation familiale. Le film est autant un outil pour les femmes que pour les hommes, destinés à mieux comprendre des réalités encore méconnues. Lors des projections privées, la salle découvre que la plupart des femmes ont besoin d’une stimulation clitoridienne pour atteindre l’orgasme, une vérité encore taboue mais révélée sans honte ici, avec humour.

Une famille bouleversée par une œuvre qui touche en plein cœur

Le moment le plus intense de cette interview reste la réaction d’Elsa en découvrant ses proches, Fanny, Tom et leur mère, pleurant d’émotion à l’issue du film. Son lien fort avec sa famille et notamment avec son frère Tom, réalisateur à succès en devenir, lui donne encore plus d’énergie pour défendre ces histoires qui comptent. Ensemble, ils prouvent que l’entraide familiale est une valeur capable d’enrichir profondément un cinéma authentique et engagé. Plus que jamais, Elsa veut garder cette proximité humaine dans tous ses projets.

La production de films en famille et la quête d’équilibre entre vie privée et carrière

En parallèle, Elsa s’investit sur des courts-métrages, notamment ceux de son frère Tom Leeb, avec qui elle partage une complicité à toute épreuve. Son regard lucide sur la difficulté pour une femme active de jongler entre vie familiale et ambitions professionnelles résonne avec beaucoup de mamans d’aujourd’hui. Elle prône une bienveillance salvatrice à soi-même, refusant les jugements extérieurs et acceptant que chaque femme construise son propre équilibre, qu’elle soit plus présente à la maison ou plus investie au travail. Cette énergie sensible fait la force de son parcours.

Le soutien indéfectible d’Allan Asle, un pilier discret et essentiel

Alors qu’elle évoque son mari, le discret Allan Asle, Elsa insiste sur la force de leur binôme. Lui aussi engagé pleinement dans l’éducation des enfants, il partage toutes les responsabilités avec elle, ce qui libère Elsa pour pleinement se consacrer au cinéma et à ses projets. Leur complicité à l’épreuve de la vie concrète témoigne d’une vision moderne et égalitaire du couple, loin des clichés dépassés, et cela se ressent dans la sérénité d’Elsa lors de cette interview.

Les projets futurs d’Elsa Leeb entre production engagée et événements culturels

Après une première réussie, Elsa veut pleinement embrasser le métier de productrice, quitte à délaisser pour un temps ses précédents rôles d’attachée de presse. Elle dirige avec passion une société événementielle spécialisée dans le cinéma, organisant notamment un festival de séries et caressant l’idée d’un festival personnel. Pour elle, ces rendez-vous artistiques sont essentiels, car ils révèlent des talents et font découvrir des trésors cinématographiques que le grand public ne verrait jamais autrement. Un véritable engagement pour une culture vivante et accessible à tous.

Ce retour d’expérience d’Elsa Leeb dévoile un parcours jalonné de défis et d’anecdotes authentiques, véritable ode à un cinéma populaire et audacieux. Pour aller plus loin dans la découverte de personnalités passionnées du cinéma et des liens familiaux dans l’industrie, on peut lire aussi cet intéressant portrait de Julie Mazuet, productrice et compagne d’un réalisateur renommé, ou encore s’immerger dans l’univers singulier des relations complexes avec les proches d’artistes sur ce portrait de la femme de Julien Clerc.

  • Un scénario original inspiré d’une histoire vraie, pour un sujet sociétal encore peu traité.
  • Une direction artistique subtile, toute en nuances grâce à Reem Kherici.
  • Deux acteurs charismatiques incarnant un couple moderne et touchant.
  • Une production familiale soudée, entre Elsa, son frère Tom et ses proches.
  • Une volonté d’éduquer et déconstruire les tabous avec humour et émotion.
  • Un engagement féministe et générationnel, reflet des enjeux contemporains.
  • Une double vie exigeante conciliant maternité et carrière avec humanité et réalisme.
  • Une ouverture vers le futur avec une intensification des projets événementiels et festivals.
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Sarah Bidouille, rédactrice audacieuse et inspirée, excelle dans l’art de transformer les idées en contenus qui marquent les esprits. Sa plume incisive, alliée à une créativité constante, lui permet de traiter une grande diversité de sujets avec aisance et pertinence. Véritable moteur éditorial, Sarah ne se contente pas d’écrire : elle impulse la direction, façonne les lignes éditoriales et guide les choix stratégiques qui donnent à la rédaction toute sa personnalité et sa cohérence.

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