7 persos féminins de films et séries récents qui défoncent les clichés sexistes

 

STRONG FEMALE CHARACTERS

 

Comme dit dans l’édito qui accompagne cette journée bien particulière du 8 mars, la pop culture a le don de nous faire réfléchir sur notre société. Et depuis quelques temps, de plus en plus de films et de séries laissent la place aux femmes, derrière et devant la caméra. Petit panel de personnages féminins forts ayant soulevé bien des problématiques féministes.

 

Amy de Gone Girl de David Fincher

gone-girl

 

Adapté du best seller de Gillian Flynn, le film de Fincher a été également scenarisé par cette dernière et garde en trame de fond de son intrigue le carcan de la femme parfaite dans laquelle la société enferme la gente féminine: être une fille dont un père peut être fière, une bonne épouse, une amante hors pair et une mère fée du logis sur commande, un objet de valorisation sociale, même si le mari est volage. Au final, c’est cette pression subie qui motive le personnage d’Amy et qui la conduit à mettre en place sa vengeance.

 

 

Elaine de The Love Witch d’Anna Biller

THE LOVE WITCH

 

Largement inspiré par l’esthétique érotico-bis des Jess Franco et autres Sergio Martino, The Love Witch d’Anna Biller met en scène Elaine, sublime sorcière en quête du grand amour, utilisant ses sors et potions pour charmer les hommes afin de trouver son prince charmant. A bien des niveaux, The Love Witch aborde bien des thèmes touchant au féminisme et à la place laissée aux femmes. Au départ, la candide Elaine demeure persuadée qu’une femme se doit de combler le moindre fantasme des hommes, s’en est presque son unique fonction. Mais au fur et à mesure du film, sa théorie est éprouvée par la nature brutale de l’homme et son incapacité à gérer la force du sentiment amoureux.

 

 

Annalise de How to get away with murder de Peter Nowalk

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La série produite par Shonda Rhimes, bien que son concept s’étiole au fil des saisons, repose néanmoins sur le personnage d’Annalise Keating. Jouée par Viola Davis, enfin reconnue à sa juste valeur depuis quelques années, Annalise est complexe, femme de pouvoir l’ayant acquis par sa seule férocité et son intelligence. Une des scènes les plus marquantes de la série reste la scène où elle se démaquille. Rarissime à la télé, l’actrice se défait des oripeaux imposés par la société: maquillage, perruque, elle dévoile ainsi sa beauté naturelle. Un moment fort, tant dans la représentation de la femme, que de celle de la beauté noire. 

 

Cookie d’Empire de Lee Daniels et Danny Strong

COOKIE

 

De la star montante Tiana à la calculatrice Anika, en passant par la confiance inspirante de Becky, la femme noire est bien visible dans la série de Lee Daniels. Mais le coeur même de la série repose sur la matrone Cookie, mère sacrifiée et femme délaissée s’étant imposée et faite par elle-même sans aucun homme, que la charismatique Taraji P. Henson interprète parfaitement. Eminence grise de la société et pillier de la famille Lyon, elle sait s’imposer dans les affaires comme elle sait régner sur sa tribu de mâles, tout en encourageant toujours ses consoeurs à gagner en indépendante et en self-esteem. Say it loud, comme disait James.

 

Jules et Ophelia de Sweet/ Vicious de Jennifer Kaytin Robinson

SWEET VICIOUS

 

La série féministe de MTV repose sur le duo improbable de Jules et Ophélia. D’un côté la blonde, ex-ingénue ramenée brutalement à la réalité par un viol et la “cheveux verts”, misanthrope solitaire ne se souciant peu de son apparence, revendiquant le droit à une vie sexuelle libre, toutes deux unis dans le combat contre l’impunité des violeurs. En s’appuyant sur l’amitié et la conscience féministe, Sweet/Vicious montre la difficulté des victimes à se reconstruire, comme la nécessité d’une solidarité entre femmes, plutôt qu’une division à coup de slut-shaming.

 

Jessica Jones de Melissa Rosenberg

 

 

 Jessica Jones, la série Netflix avec Kristen Ritter est parvenue à sortir des sentiers habituels du genre, tout en plaçant au coeur de son intrigue, le PTSD de son personnage principal et sa difficulté à le surmonter. Ce qui, comme Jules de Sweet/Vicious ne l’empêche pas de tabasser les méchants. Elle partage également avec elle une certaine revendication vestimentaire, ne pas céder aux injonctions à la beauté. Enfin une vraie super-héroïne badass qui sait reconnaître ses fêlures. 

 

 

Issa d’Insecure d’Issa Rae et Larry Wilmore

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Lancée à l’automne 2016 par HBO, Insecure, créée par Issa Rae et Larry Wilmore met en scène cette dernière dans la peau d’Issa Dee, jeune trentaine afro-américaine qui se questionne sur sa vie, ses aspirations et ses envies, accompagnée de sa BFF Molly. La série évoque l’ordinaire de ce qu’être une femme noire aux Etats-Unis de nos jours, un peu à la manière comme Donald Glover avec Atlanta. Une ode à la normalité pour contrer préjugés et stéréotypes. A l’opposée de la férocité de Cookie ou d’Annalise, la banalité sublimée d’Issa n’en reste pas moins un modèle fort de féminité. 

 

Cette liste est bien entendue exhaustive, et l’on aurait pu également ajouter Olivia Pope de Scandal, le cast d’Orange is the New Black, Selina Meyer de Veep, et bien d’autres. Peut-être pour un Vol.2!

 

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.