Chips-movie: Beg!

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Beg !

De Robert Golden

Avec Peta Lily, Philip Pelew, Julian Bleach, Olegar Fedoro

Grande-Bretagne – 1994 – 1h48

Rating: ★★★☆☆

BEG!
Dans les couloirs d’un asile psychiatrique situé en un futur indéterminé, le Dr Penelope Second tente de conserver sa position hiérarchique aussi bien que sanité d’esprit, ballottée entre le meurtre de son amant, les avances embarrassantes du policier qui enquête dessus, celles d’un collègue rival, et l’hospitalisation de son père..

Une bien surprenante pépite nichée dans le catalogue de Troma du côté des ré-éditions (comme The Centerfolds Girls ou Pigs) adaptée pour le grand écran par Peta Lily, notre premier rôle, depuis une pièce de théâtre de David Glass, ici producteur. Sélectionné un peu partout, notamment à Sundance, le film remportera un prix au festival d’Edimburgh. Alors alors, on y va pas par quatre chemins sur la jaquette en se revendiquant aussi bien de Kubrick que de Gilliam, et pour tout vous dire ça se discute, l’influence qui surnage cependant entre toutes et reconnue comme telle est surtout celle de Marc Caro. On notera effectivement une certaine proximité d’avec aussi bien les premiers court-métrages du réalisateur français que ses travaux les plus récents en compagnie de Jeunet, mais qui au final, ne vaut surtout que par le surjeu de quelques comédiens.

Non, ce qui est assez impressionnant, c’est l’approche du réalisateur Robert Golden, ainsi que le montage audacieux de Terry Jones et Dean Wyles. La pose du cadre, un emploi revendiqué du plan-serré, allié à un travail formidable sur les éclairages renvoie à la souche théâtrale du récit (des plans ultra-scénographiques, assez sophistiqués en terme de composition) en même temps qu’il contribue de lui conférer une identité propre ..la première heure se regarde d’une traite tant elle est quasiment hypnotique et absolument enivrante de virtuosité.

L’intrigue met un peu de temps à se déployer et la mise-en-scène, pendant un temps, après avoir pourtant développé des trésors d’ambiance et de spatialisation, ne fait pas toujours preuve de la même maturité, se reposant un peu trop sur les comédiens en les laissant patater dans tous les sens sans leur rendre forcément justice (le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers sont impliqués) heureusement ça se rattrape dans le dénouement.

Le visionnage peut s’avérer un brin éprouvant, j’ai pu lire gratuit, opportuniste, ultra-référentiel, qu’importe.. Le récit s’est certainement bonifié avec le temps (j’ai presque un peu de chagrin pour le AntiViral de Brandon Cronenberg) et pour un spectateur qui justement serait jeune réal – cad contraint et forcé au budget débrouille – c’est une très belle leçon d’économie de moyens.

 

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