Critique: Insidious Chapitre 3

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Insidious Chapter 3

de Leigh Whannell

avec Lin Shaye, Dermot Mulroney, Angus Sampson, Stefanie Scott, Leigh Whannell

Etats-Unis – 2015 – 1h38

 

Rating: ★★☆☆☆

INSIDIOUS3

Après deux opus frisant la perfection horrifique, la franchise Insidious  (dont vous pouvez consulter les critiques du 1  et du 2) continue son bout de chemin, cette fois, sans James Wan aux commandes, mais avec son buddy co-scenariste Leigh Whannell derrière la caméra. Si cette nouvelle avait eu un effet rassurant dans un premier temps, il s’avère que sur la bobine, les premières craintes étaient relativement fondées.

Difficile exercice que celui auquel s’est livré Whannell. Bien que légitimé pour son apport scénaristique et le rôle (au sens propre) qu’il a joué dans les précédents opus, le comparse de Wan n’a pu éviter le manque cruel dû à l’absence de ce dernier, qui se fait grandement ressentir dans la mise en scène. Wan est un virtuose, un esthète de l’Épouvante, doté d’un sens inné pour la mise en place de la peur et la montée en tension. Du coup, on sent le mimétisme dans la réalisation des scènes flippantes, les apparitions et autres manifestations angoissantes. Ajoutons à cela l’erreur (fatale) du débutant qui instaure une gimmick maladroit nous faisant repérer les jumpscares avant qu’ils n’arrivent (ce qui est très vite agaçant) et l’on a une certaine idée de la liste des griefs.

Bien sûr, tout n’est pas à jeter dans ce troisième opus, qui souffre incontestablement de la comparaison avec ses deux précédents copains et du perfectionnisme légendaire de leur créateur. Mais pris hors contexte, comme un film à part entière et non le chapitre d’une franchise, le film s’avère de bonne facture, un bon cru pour Blumhouse, voir au dessus de la moyenne de la plupart de leurs productions. L’idée de donner un background au personnage d’Élise est loin d’être mauvaise, c’est même un parti pris assez intéressant. Mais il faut avouer qu’une première partie laborieuse et certains éléments peu crédibles ou peu utiles ont tendance à gâcher la fête. Le “bestiaire” de fantômes demeure moins impressionnant et travaillé que ceux des précédents films, plus proches d’un Silent Hill soft que du cirque de freaks affectionné par Wan. Bien que pour la seconde partie, le film reprend du poil de la bête et du rythme, il peine à offrir un dénouement à la hauteur de la franchise.

Souffrant immanquablement de l’absence de James Wan, Insidious Chapitre 3 est loin d’être le pire de ce qui se produit dans le genre en ce moment. Reposant sur les base solide d’une mythologie établie précédemment, singeant par moment un peu trop ses prédécesseurs, il s’en sort cependant plutôt bien, de par l’affection évidente que Whannell voue à sa franchise et sa volonté véritable de s’inscrire dans cette lignée. Malheureusement, n’est pas Wan qui veut, et bien que les ficelles y soient plus grosses et les défauts plus évidents, on lui préférerait presque Dead Silence..

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.