Critique: Ninja Turtles

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 3.3/5 (3 votes cast)

.

Teenage Mutant Ninja Turtles

De Jonathan Liebesman

Avec Megan Fox, William Fichtner, Johnny Knoxville…

États-Unis – 2014 – 1h40.

Rating: ★★☆☆☆

NINJA TURTLES

Le combo Michael Bay et Jonathan Liebesman est devenu synonyme de catastrophe pour un grand nombre de cinéphiles. Ce Ninja Turtles version 2014 ne rompt pas la routine et c’est en très petite forme que nos quatre mutants de la Renaissance débarquent. Rentrons de suite dans le vif du sujet : le clan de Foot, horde de ninjas dirigée par le terrible Shredder, sème le chaos dans les rues de New-York. Quatre tortues mutantes défendent les habitants contre le clan, mais quand Shredder apprend que dans les veines de ces tortues coule un mutagène précieux, il décide de les capturer pour s’en emparer.

Le gros problème du film est indéniablement son écriture chaotique. Pour rappelle, les Tortues Ninja c’est trois séries animées à succès (dont une en cours de diffusion chez Nickelodeon que je vous conseille ardemment !), une série live, trois films et un film d’animation datant de 2007 (que je vous conseille aussi, une tuerie !), sans compter les comics et autres mangas. A quoi bon essayer pendant plus de quarante minutes de faire adhérer le spectateur à un concept, certes loufoque, mais connu de tous depuis plus de vingt-cinq ans maintenant ? Ainsi on se retrouve arrivé à la moitié du métrage avec des personnages qui s’étonnent encore à voix haute : « Mais… Ce sont des tortues qui parlent ! ». Pourquoi sacrifier une scène entière, toujours en milieu de film, aux origines des tortues ? C’est un peu comme si dans le prochain Star Wars, on nous rappelait en cours de film que Dark Vador est le père de Luke.

La bêtise du script va tellement loin que les motivations du bad guy sont tout simplement incohérentes. Un richissime homme d’affaire, aimé de toute la ville, échafaude un plan pour pouvoir… gagner une grosse somme d’argent et devenir un héros pour sa communauté.

Le déroulement de l’intrigue est foutraque, on suit April O’Neil durant toute la première partie dans laquelle les problèmes et le peu d’enjeu nous sont présentés, pour ensuite passer à autre chose sans que ça n’aboutisse à rien ou que cela impacte sur quoi que ce soit niveau intrigue ou protagonistes. Le personnage de Karai (la commandante du clan des Foot, je précise parce que je ne me souviens même plus si le nom est prononcé dans le film !) fait de la figuration et pour couronner le tout, Whoopi Goldberg a un rôle (si si).

Reste quand même que les tortues ont de la gueule et que de temps en temps, on a l’impression de vraiment retrouver les personnages de Leonardo, Raphael, Michelangelo et Donatello. Des ado aux relations et caractères bien marqués mais balancés en cours de métrage comme si on les connaissait depuis toujours. Ce qui est paradoxal au vu de la première partie qui peine à s’excuser du concept, en voulant le réintégrer façon second degrés, comme si les scénaristes avaient peur que le spectateur trouve cela idiot, à l’image de cet échange entre April et son collègue : « Ce sont des tortues aliens ? » – « Mais non, des tortues aliens… Ça serait vraiment très con… ». Super.

Difficile de faire une petite analyse ou de trouver quelque chose d’intéressant dans ce Ninja Turtles. Deux ou trois idées flottent au milieu d’un gâchis énorme. On a souvent l’impression devant le dernier effort de Liebesman que l’équipe derrière le projet ne savait pas par quel angle attaquer le sujet. Au final, ça ne ressemble pas à grand chose.

 

Gutbuster

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Gutbuster

Gutbuster est un fantôme, un esprit frappeur s'amusant à effrayer les gens dans leur quotidien. Infligeant des tortures mentales abominables, le bougre s'amuse à intervertir les dvd dans des mauvaises pochettes, ouvrir les boites de figurines ou encore régler les radio-réveils sur NRJ. Il peut aussi s'amuser à pirater votre compte Amazon pour commander des livres de Berbard-Henri Levy ou le dernier film en date de Franck Dubosc. Tremblez, cinéphiles du monde entier, Gutbuster veille au grain pour vous faire trembler d’effroi !