Critique: White Bird

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White Bird in a Blizzard

De Gregg Araki

Avec Shailene Woodley, Eva Green, Christopher Meloni, Thomas Jane et Angela Bassett

France/Etats-Unis – 2014 – 1h31

Rating: ★★★☆☆

Adaptant le livre Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke, Gregg Araki livre un film plus classique, mais pas pour autant impersonnel. Kat Connors est une jeune fille sans histoires, à une période de la vie où baiser et faire la fête semblent être les seuls les seules préoccupations vitales. Une ado quoi ! Un jour, sa mère Eve disparaît sans laisser de traces et, étrangement, Kat n’est absolument pas touchée par cette disparition. Quelques rêves lui suggèrent pourtant qu’un jour ou l’autre, elle devra résoudre ce mystère…

S’il trouvera sa résolution dans un twist génial, Araki préfère de loin s’intéresser à ses personnages et leurs relations. Ainsi, les parents de Kat sont un symbole de l’American Way of life tel qu’on pouvait le rêver dans les années 60. Elle briquant leur jolie maison pendant que lui travaille et rentre chez lui en annonçant fièrement « Qu’est ce qu’on dîne ce soir chérie ? ». Évidemment, une telle situation ne pouvant que conduire à l’implosion, le temps finira par les détruire. Des coquilles vides dont Kat n’est pas la descendante, mais le produit d’une nouvelle génération indépendante vis à vis de ses pères. Ses amis sont également le reflet de cette liberté et s’assument parfaitement, aussi « marginaux » soient-ils.

De par des scènes oniriques, on pense un peu à The Lovely Bones de Peter Jackson, notamment grâce à cette lumière très solaire et cette voix off accompagnant l’ensemble du film. Enfin, parlons du casting de ce White Bird. Il est en effet formidable de voir un ensemble d’acteurs et d’actrices jouant aussi bien (tous sans exception), et je vous avouerais que j’ai eu un sourire quasiment perpétuel pendant 1h30. S’il aborde des sujets graves, le réalisateur n’en oublie jamais l’absurdité de ses situations, et de ce fait plane un second degré permanent et salutaire. La mignonnette Shailene Woodley est ainsi bien plus à l’aise que dans le gerbant Divergent, et s’avère une actrice prometteuse. Eva Green, elle, n’a décidément plus rien à prouver. Comme dans la récente suite de 300, son incroyable aura lui permet de survoler le film, et il serait temps de reconnaître qu’elle est une des plus grandes actrices de sa génération.

Si Gregg Araki ne décevra probablement personne avec White Bird, on espère tout de même que le manque de prise de risque de ce dernier métrage ne deviendra pas une habitude. Non pas qu’il soit dénué d’intérêts, mais on lui préfèrera et de loin un gros fuck off tel que Kaboom.

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.