Critique de The Go-Go Boys: The Inside Story of Cannon Films

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The Go-Go Boys: The Inside Story of Cannon Films

De Hilla Medalia

Avec Menahem Golan, Yoram Globus, Jon Voight, Jean-Claude Van Damme, Michael Dudikoff, Billy Drago,  Andreï Konchalovski, Franco Zeffirelli, Tom Pollock,  Boaz Davidson

Israel – 2014 – 1h30

Rating: ★★★★☆

Pour les fans de ciné d’exploitation, de bis et autres joyeusetés badass à tendance kitsch, Cannon Films, c’est un peu l’équivalent de la Hammer pour les fanas d’Horreur: un vrai temple.  Et au delà du modèle à l’ancienne de la firme, qui fonctionnait au final comme les studios pionniers d’Hollywood, le documentaire The Go-Go Boys s’intéresse plus particulièrement à ses fondateurs, Menahem Golan et son cousin Yoram Globus, producteurs à succès en Israel partis à la conquète d’Hollywood. Car l’histoire de la Cannon ne serait la même sans ce personnage fabuleusement fou que fut feu Menahem Golan qui nous a quitté le 8 août dernier.

Débutant par une interview du Grand Patron narrant les prémisses de la Cannon au pays, Noah Films et comment il en est venu à s’associer à son cousin, le film s’attache davantage à décrypter la relation fusionnelle que le tandem entretenait l’un envers l’autre mais aussi avec leur passion, leur boulot, le cinéma. Dès le début, Golan prévient: quand on veut faire du cinéma, il faut s’y donner à fond, au point que cela prenne le pas sur notre “autre vie”. Ainsi, la réalisatrice Hilla Medalia est allée rencontrer les enfants, les femmes de Golan et de Globus, figurant ainsi la parole à cette “autre vie” sacrifiée, mise en second plan pour les besoins du cinéma, à la fois Art et business, passion chronophage qui ne peut être vécue qu’à fond.

Comme c’est aussi un business, la réalisatrice a également interviewé leurs proches collaborateurs, avocats, acteurs, réalisateurs, amis, racontant des anecdotes folles retraçant au fur et à mesure la success story des deux cousins.Entrecoupés d’images d’archives d’interviews du duo ou de leurs acteurs emblématiques, de vidéos personnelles et d’extraits de leurs productions (allant du bis gros budget à des paris fous comme Runaway Train d’Andreï Konchalovski, King Lear de Godard ou Loves Stream de Cassavetes), les interviews esquissent au final un portrait affectueux du binome.

La Cannon est un studio mythique et  il fallait bien que deux phénomènes pour que l’alchimie se produise. Et quelle alchimie. Partant de ses deux fondateurs, retraçant leur vie avant, après et à côté de la Cannon, le film nous rappelle combien ces deux-là sont réellement  les vrais derniers nababs d’Hollywood.

 Lullaby Firefly
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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.