Critique de Pervert !

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Pervert!

De Jonathan Yudis

Avec Malik Carter, Sean Andrews et Tula

États-Unis – 2005 – 1h21

Rating: ★★★☆☆

 

Je dédie cette chroniquette à toi le cancre du fond, oui, toi qui est né béni des dieux, touché par la grâce, car venu au monde totalement décérébré au point de célébrer, tout comme moi, des œuvres somptueusement régressives ; car oui cher compère, j’ai une surprise pour toi.

Si tu aimes les poitrines imposantes gigotant allègrement au gré de jingles tout en finesse qui fleurent bon les seventies, (je te vois déjà saliver prématurément petit vicelard mais attends, ce n’est pas fini), si tu kiffes les nymphomanes adeptes de la grosse vanne de cul qui tache et des sous-entendus graveleux en tout genre n’hésite pas une seule secondes, tu as déjà trop tardé… Mais peut-être préfères-tu la bidasse bien saignante, les décapitations hardcore (ou pas…) financées par le fond de tirelire de ton petit cousin et tournées en partenariat avec le boucher du coin dans la cabane au fond de ton jardin, ou bien encore les serial-killers très méchants et totalement improbables qui eurent raisons de tes dernières boîtes de pâtes à modeler Playdo, eh bien Pervert ! du génialissime crétin Jonathan Yudis (qui officiait jusqu’ici dans le documentaire !) a tout  pour te plaire !

Gros délire lubrique complètement whatthefuckesque, comédie érotico-gore totalement dégénérée qui te ramènera, non sans une certaine nostalgie déviante, aux Russ Meyer de la grande époque, et te fera revivre avec délice ton complexe œdipien refoulé et tes angoisses de castration dans la joie et la bonne humeur, Pervert ! est un de ces voyages qui ne se refusent sous aucun prétexte : Yudis nous narre le retour d’un jeune homme chez son redneck de père obsédé par le cul et adepte de la sculpture sur viande dans une ferme isolée peuplée de nymphettes grassouillettes. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes mais un élément va venir bouleverser cette harmonie faite de poitrines qui débordent et d’eau fraîche ; en effet, une étrange créature va soudain s’amuser à massacrer ce joli petit monde dans des grands moments de violence aussi inoffensive qu’hilarante.

Jonathan Yudis a tout compris et racole à tous les étages dans la joie et la bonne humeur et ce pour notre plus grand bonheur, mêlant sexe décomplexé sans jamais sombrer dans le voyeurisme dérangeant d’une quelconque pornographie trash, et slasher grand guignol qui s’assume jusqu’à son dénouement proprement hallucinant, élevant au rang d’art ultime la connerie cosmique. Pervert ! fait parti de ces petites folies totalement indispensables car aussi jouissives que totalement crétines ;  pas véritablement plaisir coupable tant il suinte la générosité et un certain amour du travail bien fait (même si le résultat se révèle souvent un poil branque), le métrage de Yudis semble sorti d’on ne sait où, d’on ne sait quand, il est intemporel somme toute, respire, malgré tout ce que l’on pourrait lui objecter, un vent de liberté totale qui fait sacrément plaisir à voir. C’est d’une sincérité à toute épreuve, c’est certes mal branlé sans mauvais jeu de mot, mais c’est ô combien frais et pétillant, d’une bonne humeur communicative, un plaisir tout simple de cinéma bis donc! Et si ce gros délire complètement déjanté ne te fait pas te gausser je ne peux plus rien pour toi mon ami !

 

Naughty Bear

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About Naughty Bear

Esprit vengeur adepte donc de la loi du Talion enfermé dans une peluche : œil pour œil, dent pour dent de préférence marteau au poing (quand il n’a pas les mains occupées à manipuler des cartes à jouer)… tout cela en version nounours bien sûr ! Aimant humblement à philosopher sur toutes formes de monstruosités y compris la sienne »Je sais que je suis une bête, cependant j’ai le droit de vivre non ? »… tout cela en version nounours bien sûr ! Un scanner récemment effectué a pu révéler qu’il possédait en guise de rembourrage des pellicules plein la tête (hardcores si possible), l’écriture s’avère dès lors le seul et unique moyen de les exorciser. Avez-vous déjà vu un nounours armé d’une machette se confectionnant un masque avec le cuir ou plutôt le tissu de ses victimes ? Maintenant, oui.