Critique: It Follows

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Rating: 3.5/5 (2 votes cast)

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It Follows

De David Robert Mitchell

Avec Linda Boston, Heather Fairbanks, Aldante Foster, Keir Gilchrist, Maika Monroe

Etats-Unis – 1h34 – 2014

Rating: ★★★★★


Belle réputation que se traîne It Follows depuis Cannes cette année. On parle de « fantastique novateur », « Carpentérien », et même du renouveau du film de flippe après le raz-de-marée James Wan.
Alors, pétard mouillé ou vraie claque dans la gueule ? Et bien non seulement le film est un chef-d’oeuvre, mais il n’est aussi rien de moins que le Halloween de sa génération. Ouais ouais, j’insiste.

Pour Jay, c’est le début des vacances. Le soleil, la piscine et les potes, l’innocence pas encore tout à fait perdue. Après s’être faite tirée dans une voiture par un type sympa, elle se réveille attachée par ce dernier qui va lui expliquer comment sa vie va devenir un enfer. En effet, la MST qu’il vient de lui refiler n’est pas vraiment du genre Syphilis, mais plutôt une belle saloperie hargneuse et quelque peu stalker dans l’âme. Matérialisé par des apparences humaines diverses, cette dernière poursuit son hôte ou qu’il aille, tout le temps. Quelques peu incrédules face à cette situation, les amis de l’héroïne décident pourtant de l’aider, et échafaudent des plans afin de lui accorder un sursis qui semble illusoire.

Lorgnant du côté du Teenage movie grâce à des personnages attachants et quelques peu naïf, le film affiche une ambiance teintée de lyrisme et capte l’innocence par le biais d’une très belle photographie. La suite n’en sera que plus brutale, car si les moments de flippe sont donnés au compte gouttes, il y a quelques chose de réellement terrifiant qui transpire à chaque foutu plan. Les apparitions de la menace étant caractérisé par la forme qu’elle prend, le réalisateur s’amuse à les rendre de plus en plus dérangeante.

Ne cessant jamais de briller du début à la fin, It Follows s’imprègne effectivement du Carpenter de la grande époque, la musique minimaliste étant ici un ressort puissant, que ce soit dans les moments de trouille (Je vous jure que vous allez sauter de votre siège) ou dans les quelques accalmie parsemées ça et la. A la fois grand huit émotionnel et conte de fée tendance bad trip, le « renouveau » du Cinéma Fantastique vient de trouver son maître. Et mettez des capotes bon sang !

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.