Sept autres films qui ont fait 2013

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2013, encore une année riche en belles surprises sur grand écran! Difficile de se contenter de 10 films cette année, on remet donc le couvert avec 7 autres films qui nous ont marqués en 2013, 7 films recalés aux portes du top!

 

Le choix de Lullaby Firefly

Spring Breakers d’Harmony Korine

16 ans après le choc Gummo, où il dressait le portrait cru d’une bande d’ados aussi pauvres que paumés, Harmony Korine livre une analyse implacable de cette nouvelle génération d’ados, blasés d’avoir déjà tout expérimenté, tout possédé, cette génération en quête d’excès pour ne pas mourir d’ennui. Bien loin du hipstering d’une Sophia Coppola, mettant en scène les sirènes Disney Vanessa Hudgens et Selena Gomez, Spring Breakers évite de porter tout jugement, ne livrant qu’un constat amer sur notre société, vendant à ces mômes désabusés du rêve factice.

 

 Le choix de The Vug

Magic Magic de Sebastián Silva

Avec cette plongée dans la psyché d’une adolescente traumatisée, Magic Magic surprend et malmène son spectateur. Déguisé en film de genre, ce cinquième effort du jeune cinéaste chilien Sebastián Silva offre de sacrés morceaux d’interprétation, et pas des plus simples, pour ses jeunes stars hollywoodiennes que sont Juno Temple, Emily Browning et Michael Cera, visiblement ravis de pouvoir sortir des carcans habituels du cinéma commercial.

 

Le choix de Nico Darko

Prisoners de Denis Villeneuve

Dans les années 90 deux œuvres ont définitivement marquées le thriller américain : Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme en 1991 et surtout Seven de David Fincher en 1995. Les années 2000 offriront elles aussi quelques titres marquants mais ceux-ci ne sont pas légion. Prisoners est un coup d’éclat. Parvenant à ingérer habilement toutes ses influences (une atmosphère à la Seven, une dimension dramatique proche de Mystic River, …), le film de Denis Villeneuve fait avant tout preuve d’efficacité, nous scotchant à l’écran durant 2h30 tout en nous imprégnant de son ambiance. Les thrillers américains de cette trempe se font bien trop rares.

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Le choix de Naughty Bear

Evil Dead de Fede Alvarez

On a entendu tout et n’importe quoi au sujet de ce remake de l’œuvre fondatrice de Sam Raimi… Les débats firent rage ! Alors qu’a-t-il vraiment dans le bide ? Evil Dead version 2013 se révèle être un sacré putain d’opéra gore, somptueux et radical, à la mise en scène inventive, ultra-dynamique et parfaitement efficace, soutenue par une photo magnifique (certains plans sont de toute beauté) ! Que demander de plus ?! Certes le scénario s’avère peut-être un poil trop classique passé une première demi-heure très maligne, mais, pas de quoi se plaindre, oh que non ! Le divertissement est total, complètement fou, totalement hystérique, grandiloquent et jouissif, en met plein la gueule, et témoigne d’une humilité et d’une générosité qui force le respect ! On tient là, à mon humble avis, très cher ami, un excellent remake déférent, mais qui sait aussi trouver son propre chemin, et, tout simplement, une des perles horrifiques de cette année : Sam Raimi a trouvé son très digne successeur !

 

Le choix de Zelig

All is Lost de J.C Chandor

Après Margin Call, J.C. Chandor réussit la passe de deux avec ce survival humide captivant, et surpasse Gravity dans la radicalité de son propos. Lente dérive en tête à tête avec un Robert Redford peu bavard, All is Lost est une expérience intense et inoubliable à découvrir d’urgence. Attendu pour 2015, le prochain film de Chandor embarquera Jessica Chastain et Oscar Isaac dans A Most Violent Year.

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Le choix d’Hamburger Pimp

Elysium de Neill Blomkamp

Après District 9, Neill Blomkamp s’essaie au blockbuster (al)international mondialiste, ça parle en anglais, en espagnol et en français dans son film. Dans un récit et une situation géo-spatial ressemblant au manga maintes fois annoncé comme prochainement adapté par James Cameron, Gunnm de Yukito Kishiro, à la différence que la cité spatiale dans le long-métrage s’appelle Elysium et dans le manga Jeru (où la Terre a une cité nommé Zalem), le réalisateur sud-africain continue sa veine mecha-humain et lutte sociale. Oui il y a un postulat manichéen mais le metteur en scène en construit une dialectique. Oui il y a un supervillain super méchant parce-que, mais le cinéaste en fait un mélange de boss de jeu vidéo, se battant au katana et au bouclier laser tel un jedi du côté obscur et une entité maléfique pouvant se régénérer. Oui il y a des personnages surjouant et larmoyant mais le réalisateur leur créé des ambiguïtés. Bref la révolution est l’accès au soin… Et au savoir…

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Le choix de Skreemer

Iron Man 3 de Shane Black

Shane Black est un des ces auteurs que je suis consciemment ou inconsciemment depuis mon plus jeune âge. En effet, le bonhomme est responsable des scénarios du Dernier Samaritain, de l‘Arme Fatale, de Last Action Hero, ainsi que celui de Kiss Kiss Bang Bang qu’il réalise aussi. Et ce que j’apprécie avec cet épisode d’Iron Man, c’est à quel point il laisse la liberté à son auteur/réalisateur de s’exprimer. Tout dans le film sent le Shane Black à plein nez, film de Noël, Buddy Movie constant, des dialogues et un humour à pic, pertinents et intelligents, et surtout, réussit ce qu’aucun film Marvel n’a réussi pour l’instant, montrer l’humain et sa conviction derrière le héros. Gros coup de coeur pour moi, vu déjà plusieurs fois depuis sa sortie.

 

 

 

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