13 films à voir (ou pas) un vendredi 13

 
 
 
 

Il parait qu’on a une chance sur 7 que le 13 du mois tombe un vendredi. Certains superstitieux maladifs auront posé un RTT, les autres raseront les murs toute la journée, pendant que les optimistes feront la queue au bureau de tabac pour son gratte-gratte Française des Jeux. Pour les angoissés des échelles et autres chats noirs, voici donc 13 films à ne surtout pas voir un vendredi 13!


Fog de John Carpenter


Un petit village de pêcheurs qui va fêter son centenaire, un épais brouillard qui se lève et tue les habitants, quand John Carpenter met en scène une malédiction, ça a une sacrée gueule! Hommage plus ou moins dissimulé à Edgar Allan Poe, Fog est résolument rétro, à l’image des références qu’il dissémine.


Dagon de Stuart Gordon


En grand cinéaste lovecraftien devant l’Eternel, Stuart Gordon se devait d’adapter de près ou de loin une nouvelle de l’auteur américain. Inspiré de deux nouvelles, Dagon et le Cauchemar d’Innsmouth, le film s’axe sur la pré-destination à un avenir horrible, pouvant s’apparenter à une malédiction, en suivant Paul Marsh se retrouvant prisonnier dans un étrange village côtier, où il rencontre une mystérieuse jeune femme, qu’il a déjà vu en cauchemar.


Les Griffes de la Nuit de Wes Craven


Wes Craven est entré dans les annales du cinéma popcorn en créant une franchise reposant entièrement sur son boogeyman, Freddy Krueger, cherchant film après film à exercer la malédiction que le bougre a proféré avant de rôtir. Une malédiction qui se matérialise dans des cauchemars des descendants de ceux qui ont causé sa mort des années auparavant. De quoi entretenir une franchise.


Candyman de Bernard Rose


Inspiré d’une nouvelle tirée d’un tome de Livres de sang, série de recueils de nouvelles du Prince of Darkness Clive Barker, Candyman est emprunt de ce romantisme dark et de nihilisme propres à l’écrivain. Le film suit Helen Lyle, étudiante rédigeant une thèse sur les légendes urbaines, se penchant sur celle de Candyman, ancien esclave mutilé, torturé et lynché par les hommes de main d’un proriétaire terrien. Bernard Rose signe ici ce qui reste encore la meilleure adaptation ciné de l’auteur splatterpunk, dont la radicalité horrifique est difficilement transposable à l’écran (ou alors ça se rapprocherait d’un Karim Hussain).


Jusqu’en Enfer de Sam Raimi


Niveau malédiction, Sam Raimi est un cador ayant repris les principes lovecraftiens du Necronomicon pour les inclure dans le film culte d’une génération entière, Evil Dead. En 2009, délesté des obligations Spider-Man, il livre un film glaçant, mettant en scène cette pauvre Alison Lohman en prise à une malédiction que lui a jeté une vieille gitane, la plongeant dans un cauchemar chronométré.


Ring de Hideo Nakata


Dans le genre cauchemar chronométré, avant Sam Raimi, il y a eu Hideo Nakata, dont le Ringu repose essentiellement sur l’idée d’une VHS maudite provoquant la mort de ceux qui la regardent 7 jours après son visionage. Et comme bien sûr, le film montre le contenu de la cassette, cela assure aux plus impressionnables un frisson chaque soir pendant une semaine.


Shutter de Banjong Pisanthanakul et Parkpoom Wongpoom.


Dans la vague Ring-like, le thailandais Shutter de Banjong Pisanthanakul et Parkpoom Wongpoom se démarque, mêlant malédiction et vengeance: un jeune couple, après avoir renversé une jeune fille dont ils n’ont pas retrouvé le cadavre, sont en proie à des phénomènes inquiétants. Jouant sur les codes classiques du film de fantôme, Shutter réserve cependant son lot de surprises et de scènes sacrément flippantes. Porté par un scenario assez malin, le film a eu droit à son remake américano-japonais, Spirits en VF, en 2008, avec Josh “Pacey” Jackson.


Sinister de Scott Derrickson


Pas le plus marquant des films d’horreur de ces dernières années, Sinister a l’avantage de jouer très bien sur les ressorts de la malédiction, ce cercle vicieux inéluctable qui se referme sur celui qui est marqué. Le film suit Ellison Oswalt, un écrivain s’installant avec sa famille dans une maison  où a été commis l’horrible meurtre d’une famille, découvre des films super 8 d’autres assassinats. Un film qui accompagne bien le popcorn pour des soirées films d’horreur.

 

Sleepy Hollow de Tim Burton


Inspiré par la nouvelle La Légende de Sleepy Hollow de Washington Irving, narrant l’enquête d’Ichabod Crane, venu de New York pour enquêter que une série de meurtre sont les victimes ont été décapitées sans que l’on ne retrouve leur tête, le film de Tim Burton retranscrit le gothisme du réalisateur dans un contexte de légende folklorique, inéluctablement liée à la sorcellerie et à la parano ambiante qu’elle a déclenché Outre-Manche dans les premiers siècles de la nation américaine.


La Féline de Jacques Tourneur


Le bijou fantastique de Jacques Tourneur met en scène la mutation homme/animal du loup-garou sous l’apparence d’un sublime félidé, la panthère.  Oliver, séduisant jeune homme rencontre la sublime Irina dans un zoo et l’épouse rapidement emporté par le bonheur, qui sera de courte durée, tant le comportement d’Irina est étrange et imprévisible.


Hideaways d’Agnès Merlet


Pour les superstitieux compulsifs, qui redoutent de s’attirer la poisse en visionnant des films anxiogènes sur les malédictions, Hideaways (rebaptisé The Last Son, La Malédiction lors de sa sortie DVD, est le film parfait. Car la malédiction y est ici familiale, James Furlong étant issu d’une lignée d’hommes ayant reçu à la naissance un don curieux, toujours différent d’une génération à l’autre. Pour James, son don est une malédiction, sa peur ou sa colère déclenchant la mort de toute vie autour de lui. Jusqu’à ce qu’il rencontre Mae-West, jeune fille atteinte d’une maladie grave. Une fable sublimement romantique.


Angel Heart d’Alan Parker


Enquêtant sur une disparition, un détective privé découvre qu’il a signé un pacte avec Lucifer… et que les bons comptes font les bons amis ! Enfin presque… Sorcellerie, démonologie et vaudou sont les composantes de ce thriller qui se passe en Louisiane et qui revisite le mythe de Faust dans une ambiance particulièrement glauque.

 

Le Masque du démon de Mario Bava


Ne vous attendez pas à clouer un masque sur la figure d’une sorcière sans que celle-ci ne jette une malédiction sur votre communauté toute entière ! Interprétant à la fois le rôle de la sorcière et de sa future victime deux cents ans plus tard, Barbara Steele révélait son jeune et joli minois dans ce classique gothique de Mario Bava.

Lullaby Firefly & The Vug

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.