Critique d’Omnivores [L’Etrange Festival 2013]

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Omnivoros

D’Oscar Rojo

Avec Ángel Acero, Fernando Albizu, Carina Björne

Espagne – 2013 – 1h15

Rating: ★★☆☆☆

Marcos Vela, journaliste gastronomique de renom, accepte d’enquêter sur les restaurants clandestins afin de rédiger un article. Mais ce ne sont pas sur les restaurants clandestins chinois où on fait des raviolis dans des baignoires, non ce sont ceux qui se font en groupes privilégiés et fortunés, qui payent des sommes astronomiques, pour manger des choses rares, dangereuses voire interdites…

Si Hostel d’Eli Roth proposait un nouveau loisir de luxe qu’était de tuer des gens, Oscar Rojo propose de les manger. Dans un récit alternant pseudo-enquête du héros (deux séquences de restaurant clandestin) et vraie traque de gibier suivi de sévices sur des humains, on a plus l’impression d’une ambiance de thriller qu’un thriller à proprement parler. C’est-à-dire qu’il y a un travail précis et minutieux du son (à nous rappeler Pink Floyd), conjugué aux effets de nombreux gros plans de champ/contre-champ et de hors-champ et une femme fatale, brune incendiaire cette fois-ci. Malheureusement, ces motifs sont juste exploités en surface.

Car on sent le court-métrage étiré. En effet, mis à part la femme fatale et le cuisinier « spécial », les personnages sont peu travaillés, le héros y compris, à qui on demande des efforts, seulement à la fin… Quant au cuisinier taiseux, brut et imposant, il provoque un décalage comique acide. Il montre à la fois une attitude d’enfant (boire un verre de lait en boîte de nuit) et se montre durement violent en dompteur d’humains avec l’intention de les passer à la casserole. A ces personnages faibles  s’ajoute un récit qui ne décolle pas trop, une fois l’exposition passée, on ne retient pas vraiment de discours (mis à part le rejet du cannibalisme, qui, en plus de la question morale pose celle de savoir cuisiner ce type de mets), peut-être que ça se veut juste être une série B se basant sur une légende urbaine. Enfin, le dénouement est assez moyen et la fin s’avère ni bonne ni mauvaise.

Nuovelle cuisine de Fruit Chan faisait preuve de brio et de maestria, dans Omnivores c’est juste les effets de tension dans la mise en scène qui donnent du crédit au réalisateur. Fugu.

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…