Le Cercle des Previews Disparues Vol. 1

 
 
 

Ce que j’aime bien avec ce genre de rubriques, c’est que j’ai l’impression que le cinéma tourne autour de moi. Que je vais influer sur le bouche à oreille de films pas, peu ou pas assez connus, que je vais participer à vous rendre curieux.

Le but ici, c’est de rendre tout ce bordel interactif. Alors voilà comment ça marche :

Je poste quelques trucs que j’ai vus récemment, des bandes annonces en général, ou à la limite, des affiches de films. Je dis quelques mots dessus, si j’attends les films en question, pourquoi etc. et en commentaire, vous me dites ce qui vous a plu ou pas, si vous aussi vous avez des trucs à partager qui seraient passés hors de portée de nos radars.

 
Allez hop, on commence aujourd’hui avec Her de Spike Jonze :

Spike Jonze, c’est le type qui a fait Dans la Peau de John Malkovitch, Adaptation, et Max et les Maximonstres, un de mes films préférés de ces années passées. En plus de tout ça, il a fait les meilleurs clips de Weezer, des Beastie Boys, de Fatboy Slim, de Sonic Youth (où il utilise un skateur devenu plus tard acteur, Jason Lee). En gros, c’est un de ces réalisateurs qui s’est révélé avec ma génération. Qui a su sublimer ce que je voyais, écoutais et continue encore à jouer sur cette corde et montre d’ailleurs qu’il a plus d’une corde à son arc en variant les genres et les plaisirs. C’est pour ça que son prochain film dont vous venez de voir la Bande Annonce me rend super curieux et impatient. Voir ce réalisateur générationnel (pour moi) s’attaquer à l’amour, la mélancolie, le rapport au virtuel et à la fiction, et exploiter le tout pour faire un conte d’un homme qui tombe amoureux d’une machine qui l’aime en retour me donne la trique. Je me repasse la BA en boucle depuis sa sortie et vous l’offre ici pour ceux qui ne l’auraient pas vue.

 

 

 

Passons à tout autre chose maintenant, Journey to the West : Conquering the Demons de Stephen Chow :

 

Stephen Chow, vous vous souvenez de ce mec ? Il avait fait le super cool Shaolin Soccer et le fantastique Crazy Kung Fu puis Pouf, plus rien. Vraiment ? Non, c’est juste que son film qui est venu après n’a pas bénéficié de sortie ciné et est sorti en DTV, ça s’appelle CJ7, c’est un film de Science Fiction familial qui brasse plusieurs références, notamment E.T. Bien que moins bon que ses deux premiers films, ça reste très sympa. Le film dont on parle aujourd’hui, c’est une adaptation assez libre d’une des plus grandes légendes chinoises (Le Voyage en Occident, qui a notamment donné Dragon Ball et l’opéra pop de Damon Albarn et Jaimie Hewlett). Stephen Chow m’intrigue et me parle à beaucoup de niveaux, et j’aime me dire que c’est le Edgar Wright oriental, mélangeant les tons, rendant hommage à un genre sans tomber dans la parodie facile et débile.

 

 

 
Là, pour le coup, on reste dans les arts martiaux et la comédie avec le film japonais Bushido Man de Takanori Tsujimoto :

 

Tombé sur la bande annonce à travers une critique US d’un type que j’aime bien qui l’a vu à un festival. Ça a l’air aussi génial que ça a l’air cheap. En gros, c’est l’histoire d’un mec qui fait la bagarre contre des ennemis qui ont chacun un style de baston et une arme différente, et pour reconnaître ses ennemis, il les spote grâce à ce qu’il bouffe. En gros, on voit un mec bouffer des plats trop bons et se bastonner contre des gens pendant tout un film. En effet, ça fait presque amateur à l’image, mais en y regardant de plus près, ça a l’air assez con, assez passionné et assez bien joué pour être vraiment une bonne surprise. J’espère vous en reparler très bientôt, et en bien !

 
 

 
 
Et toujours pour rester dans la bagarre décalée, on a aussi Bounty Killer de Henry Saine :

Ca a l’air juste ouf comme truc ! Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, voici de quoi ça parle : Dans un futur relativement proche, ces enculés de cols blancs ont mené la Terre à sa perte. Du coup, des mercenaires les poursuivent et les butent. Ca a l’air jouissif comme tout, je ne pense pas que ce soit un chef d’œuvre, mais j’aime le parti pris de ne pas faire une rodriguezerie de plus et aller puiser les références chez Mad Max 2 et Russ Meyer, de ce que je vois du moins. Ca a l’air fun, relativement cheap mais pas mal joué, et le pitch me botte bien !

 
 
 

 

 
 

Tiens, sinon, We Gotta Get Out of This Place, film qui sera présenté bientôt au festival de Toronto gagne ma curiosité en se payant un de mes dessinateurs préférés, Sean Philips, pour faire l’affiche. Voilà ce que ça donne :

 

J’ai même pas eu envie de mater la bande annonce tellement j’aime ce que m’annonce l’affiche, et j’espère être agréablement surpris par ce truc qui a l’air Cormac McCarthy-esque à souhait !

 

Et pendant ce temps, nos amis d’Asylum ont toujours tout compris et nous font un mix entre Twister et Les Dents de la Mer… Ca s’appelle Sharknado :

 

 

Des requins dans une tornade = Une tornade qui bouffe des gens.

 

C’est tout pour aujourd’hui chers amis, en espérant vous avoir fait sourire et découvrir de nouvelles choses.

Nous vivons dans un monde étrange, gardons le comme ça !

 

Poutous !

 

Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.