Interview de SpanKidZ

 
 
 

La grande beauté de l’ère Internet, comprendre notre époque, est qu’il est à présent possible de faire ses trucs dans son coin et de les diffuser sans frais au plus grand nombre par le biais de cet incroyable média. Preuve en est, s’il vous est possible de lire ces lignes, c’est bien grâce à cette sphère de liberté dans laquelle baignent bon nombre de sites dont votre webzine préféré. Et on découvre parfois des initiatives que l’on ne soupçonnait pas, notamment parmi nos “fans” Facebook (comprendre ceux qui nous laisse pourrir leur feedback..).

C’est donc ainsi que nous avons connu le collectif Spankidz, petite bande fort sympathique et talentueuse, dont le délire nous a tout de suite interpeller. Existant depuis un peu plus de deux ans, SpanKidZ publie régulièrement des vidéos et courts métrages en hommage au cinéma de genre, passion commune de cette bande de joyeux drilles. Afin d’en savoir un peu plus sur cette mystérieuse association de bienfaiteurs, nous les avons soumis à un petit interrogatoire maison.


Combien êtes vous ?

Une quinzaine, paradoxalement, il est impossible de donner un chiffre exact, on va dire que l’équipe est constituée d’un noyau de 12 personnes permanentes versant une cotisation pour l’association, mais chaque terrien est potentiellement un SpanKid, tant qu’il possède des capacités utiles aux bons déroulements de nos projets et qu’il garde un esprit positif, de préférence un peu farfelu. La flexibilité du nombre est due également à nos nombreuses collaborations avec d’autres personnes extérieures au collectif, qui parfois collaborent tellement régulièrement qu’ils sont assimilés comme SpanKidZ… Pour « baptiser » un SpanKid, nous le frappons avec une pelle sur le derrière, comme vous pourrez le voir sur la vidéo « Spank Reel » . Jusqu’à aujourd’hui seulement huit membres ont officiellement reçu le Spank d’adoubement, mais officieusement, c’est une toute autre affaire.

 

Pourquoi le nom SpanKidZ ?

Bonne question, un peu pour le style mais surtout parce que nous sommes tous atteins d’un syndrome de Peter Pan chronique, d’où le « KidZ ». Quant au « Spank », c’est l’essence de notre travail, montrer des images qui font l’effet d’une fessée, étant soit une source de gêne, soit de plaisir ^^

 

Quel est le but du collectif ?

Notre but est de rendre hommage aux films qui ont forgé notre imaginaire, promouvoir le cinéma de genre en France qui reste extrêmement timide et créer sans cesse de nouveaux produits pour le plaisir des yeux. De plus, nous participons à d’autres projets artistiques parfois plus éloignés du cinéma (graffiti, mapping, performances, v-jaying…), ce qui nous permet de toucher un plus large public. À plus long terme, nous aimerions nous auto-produire pour avoir une liberté plus grande dans la réalisation de nos projets, sans pour autant devenir autarciques et refuser des opportunités.

 

Quelles sont vos influences ?

Comme nous sommes nombreux, nous avons énormément d’influences. Après, ce qui nous réunis le plus, c’est que nous sommes tous des passionnés d’image, des geeks notoires et surtout une bande de potes soudés. Pour la plupart, nous avons été bercés par le cinéma et les dessins animés de la fin des années 80 jusqu’au début des années 2000, mais nous sommes très curieux de découvrir ce qui a été fait à toutes époques. Les blockbusters américains, les gunfights hongkongais, le cinéma d’animation, les comics, les mangas… autant d’influences qui forgent l’esprit SpanKidZ. Gilliam, Leone, Spielberg, Rodriguez, Cameron, Tarantino, Jackson, Carpenter, les frères Coen, Del Toro sont des réalisateurs qui représentent bien l’esprit de nos univers mais la liste est en réalité plus longue. Des producteurs comme Roger Corman, Golan & Gobus et les studios Troublemakers influencent également beaucoup notre travail. Côté animation, on peut noter Ray Harryhausen, ainsi que les studios 4°C, Laïka et Aardman. Nous essayons un maximum de nous diversifier dans la direction artistique de nos projets, tout en gardant une esthétique significative du cinéma que nous aimons.


Combien de vidéos avez-vous fait ?

Une vingtaine, comprenant clips, teasers, publicités, court-métrages, reportages et trailers.


Des projets pour l’avenir (plus ou moins proche) ?

Sur le feu nous avons Vautour, un clip pour le rappeur Swift Guad, un projet de série animée Amédée la Poupée que l’on a proposé à Arte et Bubbleman Superstar 2, la suite de notre métrage le plus long. Une web-série steam-punk et space opéra dans la veine de Kaamelott devrait également voir le jour bientôt ainsi que Want You, un western moderne en cours de post-production, dont vous pouvez déjà voir le trailer.


On vous recommande chaudement de jeter un oeil sur leur page site Internet et vous pouvez retrouver leurs vidéos sur leur page Youtube!

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.