Critique de Bad Film [L’Etrange Festival 2013]

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Bad Film

de Sono Sion

Avec le collectif Tokyo Gagaga

Japon – 1995 – 2h44

Rating: ★★☆☆☆

 

C’est un groupe de yakuzas ou un groupuscule obscur. Ils semblent ne pas aimer les étrangers et vivent de façon étrange. C’est un gang ou un groupuscule de japonais d’origine chinoise, qui fait face à l’autre entité.Mais au milieu de tout ce monde, certaines personnes essaient de trouver l’amour…

Les premiers films de Sono Sion sont vraiment amateurs: des caméras basiques, la présence dans le cadre des cameramans voire même le timecode à l’écran. Mais de tout cela, on voit le point de départ du style Sono Sion. Des personnages parias, déviants ou passionnés, un récit dense qui s’étire, le temps de comprendre tous les liens des différents personnages et comment ils vont interagir, et des relations féminines ou masculines ambiguës.

Et cette idée provient du côté nihiliste du réalisateur au départ poète et dramaturge En happening ou situationnisme, Sono Sion dirige une troupe de 2000 acteurs danseurs performers, le collectif Tokyo Gagaga. Cela rend spectaculaire les nombreux plans d’ensemble ou demi-ensemble,  quand notamment les deux groupes s’affrontent (quelque chose d’épique) ou lors de sit-in. Malheureusement la longueur du film peut avoir raison des spectateurs, où l’humour est acide, potache voire crade, ce qui fait beacoup de similitudes avec l’autre réalisateur japonais, Takashi Miike, qui est un japonais d’origine chinoise.

Bref un brouillon de Cassavetes ( la vie qui se crée autour des personnages), un brouillon de Scorsese ( époque Mean Streets), pour ce qui n’est pas un film, mais un acte punk.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…