Critique de Viral Factor

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

Jik Zin

De Dante Lam

Avec Jay Chou, Nicholas Tse, Carl Ng, Bing Bai

Chine – 2011 – 2h

Rating: ★★★★★

Un virus, pouvant être utilisé comme arme biologique, est détenu par un scientifique arabe en Jordanie. Des forces spéciales, sûrement ordonnés par l’O.N.U, sont chargé de l’escorter, mais au même moment, des mercenaires organisent le rapt de ce même scientifique…

Thriller aux inspirations internationales, devenant par la suite un polar urbain, Dante Lam, réalisateur de The Crash, nous confirme son goût de la scène d’action en introduction du film, tout comme un certain Christopher Nolan… À la différence que le metteur en scène chinois meurtrit dès le début son héros, en plus. Et il répète son schéma narratif, qui est aussi sa marque de fabrique : des destins croisés qui ont au départ rien de lier, une scientifique à kidnapper, un repris de justice, des flics ripoux, un père absent et endetté ou bien une fillette comme moyen d’échange… Mais pour continuer sur le scénario, il est rejoué la problématique « des frères que tout oppose ». L’un est policier, l’autre un père célibataire truand de grande envergure.

Cela donne lieu à des gunfights extraordinaires ainsi que des course-poursuites où tout type de véhicule est utilisé, de la moto à l’hélicoptère en passant par le train ou le bateau. Marque de Hong-Kong oblige, les scènes de kung-fu ne sont pas en reste, elles sont réalisés dans des endroits exigus comme une voiture renversée ou un couloir de wagon ou d’entrepôt. Cela permet un rythme soutenu, tendu à la limite du  film de survie,  où tout espace urbain est propice à un champ de bataille. De là, le récit réfléchit sur la limite entre bien et mal qui devient de plus en plus floue tout au long du film.

D’un point de départ et point final onirique, Dante Lam peut être perçu comme le réalisateur d’une nouvelle génération de cinéastes hong-kongais.

Hamburger Pimp

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…