Critique Du plomb dans la tête

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Bullet to the Head

De Walter Hill

Avec Sylvester Stallone, Sung Kang, Sarah Shahi, Jason Momoa et Christian Slater

Etats-Unis – 2012 – 1h32

Rating: ★★☆☆☆

Jimmy Bobo est un tueur à gages dont le coéquipier a été assassiné par leur ex-employeur. Décidé à se venger, il est contacté par Kwon, un flic qui veut lui aussi se venger de l’ex-employeur de Jimmy Bobo. La raison : cet ex-employeur a justement payé Jimmy Bobo pour tuer le coéquipier de Kwon. Mais comme Kwon ne cherche pas à se venger du tueur (Jimmy Bobo donc) mais du commanditaire (ce con d’ex-employeur), Jimmy Bobo se dit que ça peut finalement être un bon deal de collaborer avec le flic.

Un buddy movie par Walter Hill avec Sylvester Stallone, en théorie, ça ne se refuse pas. D’autant que Walter Hill n’a, en théorie toujours, rien à apprendre du buddy movie puisque c’est lui qui a défini le genre dans son pays en 1982 avec 48 heures. Bon, Walter Hill a maintenant plus de 70 ans et Sylvester Stallone va bientôt les atteindre, et le genre a fortement muté depuis vingt ans, passant progressivement du film policier à la pure comédie. Mais puisque l’on est dans un retour groupé des anciennes gloires de l’actioner (Arnold Schwarzenegger dans Le Dernier rempart, Bruce Willis dans Die Hard 5), on est évidemment curieux de voir celui de Stallone, en perte de vitesse depuis qu’il s’engonce dans ses Expendables.

La principale qualité de Bullet to the Head est sa tonalité bad ass. Sûrement pas un Pusher avec Stallone, comme l’affiche aurait pu le suggérer, mais un buddy movie qui revient à la base violente du genre. Stallone dézingue, comme l’indique le titre, d’une balle dans la tête les méchants qu’il croise dans son enquête. Expéditif mais efficace pour la mécanique du film. Face à lui, Sung Kang est plutôt inexpressif dans le rôle du flic et son personnage ne participe guère à la dimension comique du film, celle-ci étant essentiellement due au côté bourrin du personnage de Stallone. Côté action, Jason Momoa (le barbare dans Conan et Game of Thrones) a également du mal à convaincre en méchant indestructible et n’est pas spécialement aidé par la mise en scène de Walter Hill, fortement imprégnée des dernières années passées à la télévision.

On aurait vraiment aimé célébrer le retour de Walter Hill avec plus d’enthousiasme. Mais de bonnes intentions concrétisées sans énergie ni passion donnent un film aussi sympathique que désuet. Dur dur d’être un papy.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».