Critique du Dernier rempart

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The last stand

De Kim Jee-woon

Avec Arnold Schwarzenegger, Forest Whitaker, Eduardo Noriega, Luis Guzman

Etats-Unis – 2012 – 1h47

Rating: ★★★★☆

Tandis qu’un shérif d’une petite ville de l’état du Nevada s’apprête à un week end de surveillance assez calme, à Las Vegas, on transfère un baron de la drogue, condamné à la peine de mort. Malheureusement, le narcotrafiquant arrive à s’échapper, pour essayer de passer la frontière mexicaine, pas loin de la petite ville…

Kim Jee-woon, un des premiers noms qui vient lorsqu’on évoque un « hall of fame cellulo » (prochainement), vient réaliser son premier film en Occident, dans sa lignée du Bon, la brute et le cinglé. En effet c’est un western postmoderne auquel on assiste, où les chevaux sont remplacés par des 1000 chevaux (comprenez les voitures), où l’on pense à ressortir les vielles armes du far west (la mitrailleuse portative, la sulfateuse ou même le colt et le revolver) et et on rejoue même la mémé qu’a son fusil dans son sac ! Pour le chapeau de cow-boy, c’est Luis Guzman qui le porte. Mais c’est aussi la scénographie qui est rejoué à la manière d’un western : deux entrées possibles de la ville, deux grandes rues à défendre tel un fort face à un assaut. De son inventivité des séquences d’action, le réalisateur sud-coréen, alterne les combats rapprochés, avec ou sans flingue (les bon vieux duels à l’ancienne), aux combats à distance des snipers. Le tout servi par un humour particulier.

Pourtant, au-delà du western postmoderne, qui a des similitudes avec No country for old men des frères Coen, notamment sur la figure de la frontière (mexicaine), Kim Jee-woon s’amuse à rejouer certaines dernières mythologies américaines cinématographiques. D’une part, l’évocation de Drive avec un méchant pilote de course aimant la vitesse au bord de la voiture la plus rapide au monde, d’autre part La nuit nous appartient avec cette fin dans les champs de blé. Mais revenons sur la figure de la frontière, où le méchant se fait payer une construction de pont entre les Etats-Unis : c’est une pensée pour l’industrialisation, procédé en opposition avec la mythologie du far west, car cela pose une autre appréhension de percevoir nos frontières. Normal que tout se jouera là-bas…

Schwarzie semble revenir en forme même s’il se sait maintenant âgé (clin d’œil à la fin du film…), dans un film d’action de bonne facture. De plus il obtient un de ses meilleurs rôles de sa carrière. Ceux qui attendaient un film dans la lignée de J’ai rencontré le diable de Kim Jee-woon, devront attendre et patienter avec un bon pop-corn action movie qu’est celui-ci. Oui, c’est dur mais le sud-coréen doit passer par un film de commande.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…