Halloween: mais que font les enfants ?

 
 
 
 

Pas de 31 octobre sans le grand frisson d’Halloween, si ce n’est en vrai, en tout cas sur les écrans. Et ça, les américains savent y faire ! Tueurs psychopathes, fantômes rageux… rien ne nous est épargné. Pour faire battre votre coeur, les plumes affûtées des scénaristes adorent nous achever avec un bambino satanisé qui n’a qu’une envie : nous faire la fête ! Les petites têtes qui grimacent nous terrorisent. Mais le plus effrayant n’est pas forcément celui que l’on croit… Voyez plutôt.

American Girls : Justin.
Pour les chanceux qui ont pu se procurer un jour la VHS de cette merveille américaine, vous avez certainement été traumatisé par ce jeune prépubère aux neurones emmêlés : Justin, le petit frère de l’héroïne incarnée par Kirsten Dunst. Toujours fin, cette terreur de pavillon ne cachait pas son amour fraternel notamment dans cette fabuleuse scène dans la cuisine où, surélevé par ses petits biceps il lâchait un gros pet au nez de sa soeur pour finir sa phrase “hey, j’ai un truc à te dire”. Le genre de puceron aux traits angéliques qu’on n’aimerait pas avoir dans son salon. Ah… Carrie nous manque tellement…

Echelle de terreur : inquiétant.
Trick : entamer une conversation sur l’avenir avec ce morveux.

Une famille très moderne : Sebastian.
Les mômes qui prennent la tête, c’est courant et c’est déjà bien flippant. Mais le gamin qui se prend la tête avant de prendre la votre, c’est résolument effrayant. “Pourquoi la vie c’est difficile ? Pourquoi on tue les canards pour les manger ? Pourquoi j’ai des cheveux ? Ils tombent, j’ai un cancer ? Gnagnagna”… Le jeune Sebastian d’une Famille très moderne, hypocondriaque et angoissé avec une moue faussement attendrissante, n’en finit pas de nous taper sur le système. Mange des guimauves et grandit un peu, veux-tu. Snif, rendez-nous Chucky !

Echelle de terreur : abominable.
Trick : rester enfermé dans un placard avec ce torturé du bulbe.

Sixième sens : Cole.
“I see dead people”. Bon, avec Cole au moins le ton est donné : le gamin n’est pas très clair. Voir des morts c’est déjà tendu, mais en plus leur parler ça c’est nous donner du grand frisson ! La moue boudeuse-dépressive – décidément très à la mode – trahit nos jeunes héros en herbe qui tente de nous séduire avec cette piètre diversion. Cole, tu es juste flippant et insupportable à chouiner tous les quart d’heure parce que tu vois des pendus. Pire que la torture mode Saw, les joues rosées du mouflet nous passent par-dessus ! Mais que fait Regan ?

Echelle de terreur : glacial.
Trick : lui proposer une séance de psychanalyse, planqué sous un drap.

Kirikou
Planquez-vous, voilà Kirikou ! Intelligent, mignon, fort, vaillant… Ce poupon a toutes les qualités, en plus il est sympa comme tout, le coeur sur la main. Oui… Kirikou… Kirikou n’est pas grand… mais il est inquiétant ! A peine sorti du ventre de sa mère, le voilà qui parle, court et part en guerre. Un adulte dans un corps de nouveau-né, qui plus est doté d’une force herculéenne ? Entre nous, rien de plus flippant. A-t-il aussi mangé son cordon ombilical ? Qui peut savoir si ce morpion mutant va réagir comme un nourrisson ou un vieux sage ? Fuyez ! Son bon sens est à peine développé ! Damien, où es-tu ?

Echelle de terreur : incommensurable.
Trick : lui donner le choix entre sauver une vie ou boire un biberon de lait bien frais.

Maman j’ai raté l’avion : Kevin
On dit que le prénom est un reflet majeur de notre personnalité. Alors – excuses par avance pour ceux qui se sentiraient concernés, quand le jeune Kevin de Maman j’ai raté l’avion apparaît sous nos yeux pour la première fois (sous les traits de Macaulay Culkin qui plus est),  on ne peux s’empêcher de se planquer derrière un gros oreiller. Aie ! Lèvres rosées, petite tête ronde et blonde, Kevin incarne à la perfection cet être en devenir made in US. Avec sa bouille d’enfant sage mais légèrement débile, Kevin est une telle victime que même ses parents l’oublient (abandonnent ?) tous les cinq ans. Dur… Ou révélateur. Il vole une brosse à dent malgré lui ? Bouh ! Fait-toi dévorer par papi Noël et on en parle plus. Amen.

Echelle de terreur : épouvantable.
Trick : passer une journée avec lui enfermés chez vous.

 

Harry Potter
La fausse gentillesse du jeune Harry n’a échappée à personne. Le bon copain, le bon élève, le bon fiston : “ooh Harry tu es tellement trop” pourrait-on lui dire. C’est le cas ! Harry, c’est tout simplement la tête à claques qui est arrivé un peu là par hasard. Ses potes donneraient leur vie pour lui, nous, on le soupçonne surtout de connaître un bon marabout qui va mettre le monde (de la magie) à ses pieds. Il arrive à convaincre tout le monde qu’il est un être en souffrance, juste pour détourner le regard des vrais héros qui l’entourent, à l’image de Dumbledore. Un manipulateur aguerri qui vous glace le sang… Bravo Harry !

Echelle de terreur : pétrifiant.
Trick : copiner sans se faire tuer ou mettre en placard.

 

 

Ils peuplent nos écrans, ils sont partout ! Ils sont nombreux : Matilda, Charlie, Demi lune… Autant de gosses qui cachent bien leur jeu, mais n’échappent pas à notre oeil aguerri. On ne nous la fait pas ! Et c’est bien pour ça qu’ils sont l’un des thèmes majeurs des films d’horreur… non ?

 

Nightmare

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About Nightmare

Aspirée par ses cauchemars étant petite, Nightmare émerge à ses 20 ans les idées plus ou moins claires. Seul problème : ses neurones ont été reprogrammés… Pour survivre, elle doit désormais s’emparer des jolis rêves de ses victimes et les remodeler à sa manière pour transmettre ses peurs. Pour se ressourcer, elle capte les rayonnements des écrans qui lui donnent chaque jour de nouvelles idées, comme grignoter des barbapapa, calculer la vitesse de propulsion idéale d’un aéronef plus lourd que l’air ou encore lire des études sur le cépage.