Critique de Resolution [L’Etrange Festival 2012]

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Resolution

De Justin Benson et Aaron Moorhead

Avec Peter Cilella et Vinny Curran

Etats-Unis – 2012 – 1h33

Rating: ★★★★☆

Après avoir reçu par internet une vidéo montrant son meilleur ami Chris errant dans les bois sous méthamphétamines, Michael, qui attend d’être papa, décide d’agir. Il se rend sur place, une cabane perdue en forêt, et menotte son ami pour un sevrage par la force. D’étranges évènements commencent à survenir aux alentours tandis que Michael fait connaissance avec les habitants du coin : des dealers violents, des Indiens pas commodes, des pensionnaires d’un asile psychiatrique, des junkies dormant dans des grottes, une secte… Explorant les bois, Michael découvre également de mystérieux enregistrements dont il peine à interpréter le sens. Quel étrange secret recèle la forêt ?

En regardant son affiche (un bras menotté dans un décor sordide), on pouvait craindre dans un premier temps à une histoire de sevrage en mode torture porn. Il n’en est rien, bien heureusement. Production américaine indépendante, Resolution s’ancre essentiellement dans un fantastique abstrait, multipliant les pistes pour mieux nous perdre, le tout avec la plus simple économie. Reposant en grande partie sur la solide interprétation de ses acteurs, le film trouve un juste équilibre entre sa touchante histoire d’amitié et son mystère qui ne fait que s’épaissir.

Jouant sur les multiples significations du terme « résolution », le film de Justin Benson et Aaron Moorhead se révèle comme une mise en abyme du cinéma et de la fiction. La réalité devient pour ses héros analogue au champ fictionnel. Témoins de leur passé, présent et futur par la présence d’un mystérieux observateur omniscient, Michael et Chris se retrouvent à leur tour comme des personnages dans une fiction dont ils doivent eux-mêmes trouver la résolution. Avec peu de moyens et beaucoup d’idées, Resolution s’impose comme un excellent film fantastique.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».