Critique de Motorway

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Rating: 3.5/5 (2 votes cast)

De Soi Cheang

Avec Anthony Wong Chau-Sang, Shawn Yue, Xiaodong Guo

Chine – 2012 – 1h30

Rating: ★★★★☆

Jeune flic impatient et impertinent, Cheung est un vrai passionné de voiture. Suite à une arrestation d’un conducteur en excès, le commissariat se retrouve face à une évasion du conducteur en question et d’un de ses amis. Et ce conducteur est bien plus expert qu’on pense.

 Motorway est un film de voiture, mais pas comme la franchise surfaite Fast & Furious. On est plus dans un postulat de départ jeune flic/flic partant à la retraite (excellent Anthony Wong), et ces deux compères présentent une certaine dextérité au volant. C’est la sagesse face à la fougue, l’impulsion face à la concentration. Même si par moments, certains plans de course-poursuite montrent une petite illisibilité, les séquences tirées de ce film sont peut-être ce qu’il y a de mieux en matière de course-poursuite de voiture, car ce sont des courses sans être vraiment des courses. En effet des belles voitures de sport allemandes, l’autoroute comme terrain de jeu ou les collines rocheuses et sablés, un ballet mécanique de pistons, de freins et d’embrayage.

Mais le réalisateur ne se limite pas à cela, il soigne une mise en scène avec motifs de fumée et de brouillard (les pneus sur l’asphalte), ajouté à cela que le film se passe principalement la nuit. L’obscurité devient danger, les scènes de voitures se font souvent sans phare pour ne pas se faire attraper, on est à la limite du film d’épouvante, sauf que ce n’est pas un fantôme qu’on craint mais une voiture qui percute. On a même droit à une course en huis-clos, un parking d’un immeuble de luxe. Finissons par noter la présence au générique et au casting Josie Ho (l’héroïne de Dream Home).

Si Drive Nicholas Winding Refn est un film de super héros (Alex Gopher à la place de Kavinsky et Cliff Martinez) sans être un film de super héros, Motorway est un film de super flic.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…