Critique de After.Life

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After.Life

de Agnieszka Wojtowicz-Vosloo

avec Christina Ricci, Liam Neeson, Justin Long

Etats-Unis – 2009 – 1h44

Rating: ★☆☆☆☆

Anna (Christina Ricci), jolie maitresse d’école insatisfaite dans sa vie, comme dans son couple avec Paul (Justin Long), se réveille après un accident de voiture sur une table au sous sol du funérarium d’Elliot Deacon (Liam Neeson), thanatopracteur capable de dialoguer avec les morts, qui s’apprête à préparer son corps pour son inhumation. Mais Anna a du mal à croire à son propre décès…

Datant de  2009, annoncé en 2010 puis repoussé à cette année, After.Life fait partie de ces films dont on entend parler par-ci par-là sur le net pendant des mois, ni en bien ni en mal, et qui sentent la sortie DTV à plein nez, comprendre le film ni bon ni mauvais qui se mate, mais pas forcément sur grand écran. Pour le coup, l’unique long métrage d’Agnieszka Wojtowicz-Vosloo se voit offrir la chance d’une sortie ciné, mais l’été, et pas le meilleur moment, coincée entre The Amazing Spiderman et The Dark Knight Rises. On en serait fort embêté si le résultat final ne s’avérait aussi décevant et brouillon.

Avec un casting contenant au final trois stars (bien que ce soit plutôt le genre star sur le déclin, ou acceptant tout et n’imp’), After.Life bénéficie également d’une réalisation pas dégueue, mais pas ultra inventive non plus, suivant les grosses ficelles habituels du genre « thriller horrifico-épouvantesque » (jumpscares, score stressant, entendu mille fois, à la phrase musicale près…), comme l’anecdotique Identity ou autre Cas 39, dont il suit le schéma au pied et à la lettre (pitch de départ accrocheur, twist final grossier et prévisible servi par une multitude d’incohérence).

Là est tout le problème d’After.Life, le même que tous les films fantastiques à mystère écrit à la va-vite, où la cohérence se trouve délaissée au profit de retournements de situation improbables et autres indices disséminés avec une insistance lourdasse pour servie au final une révélation souvent capillo-tractée. En bref, on suit une accumulation d’indices sans cesse remis en question pour aboutir à un final annihilant toute logique. Peut-on franchement avoir une bonne opinion d’un film dont on ne comprend même pas le dénouement ? Ou plutôt, peut-on aimer un film basé sur un mauvais scénario, brouillon, mal fagôté, cherchant à nous faire prendre des vessies pour des lanternes au travers d’une succession de scènes dont la plupart n’apporte rien à l’évolution de l’intrigue ?

Autant de petits couacs qui font qu’au final, After.Life demeure un film très anecdotique, pas assez effrayant ni assez intrigant pour être mémorable. Un  film qui aurait amplement mérité sa galette plutôt que sa bobine, là où on est cantonné à savourer Super ou Detention en DVD…

 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.