Critique de Dark Fantasy

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Rating: 3.4/5 (9 votes cast)

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Temnyy Mir
D’Anton Megerdichev
Avec Svetlana Ivanova, Ivan Zhidkov et Elena Panova
Russie – 2010 – 1h41
Rating: ★★☆☆☆

Les films fantastiques russes passant rarement la frontière, saluons donc l’initiative de Seven 7 qui édite Temnyy Mir, retitré Dark Fantasy. Sous-genre de la fantasy, elle-même riche en ramifications (high, low, heroic, light fantasy et j’en passe), la dark fantasy est ce genre un peu flou qui, au cinéma, irait grosso merdo d’Evil Dead 3 à Black Death en passant par Hellboy, Dagon et Twilight (le Harry Potter du genre). Oui, c’est vite fait comme définition et j’attends les insultes des puristes dans les commentaires.
Bref, si on se limite à l’énumération ci-dessus, Dark Fantasy est assez représentatif du genre dans sa diversité. La jeune Marina part avec sa classe d’étudiants pour une expédition en pleine forêt. Après avoir touché un bouclier magique, elle réveille des forces démoniaques qui vont chercher à récupérer une incantation qu’elle seule peut connaître. Pourquoi elle ? Des sorcières millénaires vivant dans les bois vont lui apporter la réponse. Au programme des festivités : morts violentes, légendes d’origine cosmique, forêt pleine de brume, combats dans les airs, des épées magiques, des sorts en pagaille…

Si vous aimez l’esthétique des clips de metal scandinaves, Dark Fantasy est fait pour vous. Les CGI viennent d’une autre époque, les acteurs sont en roue libre et les moments de tension s’appuient sur des ralentis vraiment dégueux. Après tout, c’est l’intention qui compte. Et puis, on a bien surkiffé Endhiran lors de l’Etrange Festival. Donc, on n’est pas à quelques approximations près. On aurait toutefois aimé que le film laisse plus de place à la fantasy plutôt qu’à cet arc de film d’horreur trop mal foutu pour que l’on ressente un quelconque enjeu dramatique potable (le méchant, totalement increvable, est complètement raté), d’autant qu’il y a tellement de personnages secondaires sans intérêt que l’on finit par s’y perdre dans cette histoire pourtant toute bête.
Destiné dans son pays d’origine pour la 3D, Dark Fantasy ravira les amateurs de blockbusters improbables ou de nanars exotiques. En revanche, pour les fans de H.P. Lovecraft, George R.R. Martin ou même Clive Barker, il faudra chercher ailleurs.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».