Critique de Mission Impossible – Protocole Fantôme

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Rating: 4.0/5 (1 vote cast)

Mission Impossible : Ghost Protocol

 

De Brad Bird

Avec Tom Cruise, Simon Pegg, Paula Patton, Jeremy Renner

Etats-Unis – 2011 – 2h13

Rating: ★★★☆☆

 

 

Une bombe explose au Kremlin, à Moscou. Ce qui provoque une certaine méfiance des Russes vis-à-vis des américains. Surtout qu’un américain est trouvé sur les lieux de l’accident, et ce n’est autre qu’Ethan Hunt, hospitalisé suite à une commotion et avec des faux-habits de militaires sur lui. Le célèbre et meilleur agent de l’Agence Mission Impossible (métaphore de la CIA), se retrouve en fuite, car il est délaissé par les autorités américaines, le Président a appliqué une action de disparition et d’effacement de l’Agence. Pourtant, l’agent Hunt et son équipe, doit mettre la main sur des codes nucléaires…

Quatrième volet de la franchise télévisuelle Mission Impossible, le long-métrage est le premier film live de Brad Bird, auteur du classique (selon Celluloïdz et normalement selon tout le monde) des Indestructibles. Tom Cruise s’entoure d’une nouvelle équipe : l’agent Dunn (Simon Pegg) la touche de maladresse ainsi que la bavardise à la british, l’agent Carter l’atout charme et sexy (l’actrice Paula Patton, déjà vu dans Mirrors, Déjà Vu et Precious, si vous ne voyez pas, imaginez Alicia Keys, upgradée 3.0) et l’agent Brandt la touche mystère et alter ego d’Ethan (Jeremy Renner). On est toujours dans la formule du film pop-corn à grand budget, avec des gadgets toujours plus sophistiqués. Mais si le récit nous place dans notre époque actuelle post-guerre froide, marque de nombreux films paranoïaques américains des dernières années, le scénario montre un souci du détail en évoquant les pays au boom économique, Dubaï et l’Inde et aussi Russie, futur pays hôte d’une Coupe du monde.

Il y a beaucoup d’humour, c’est bien ficelé, et cela part de tous les personnages, surtout le personnage joué par Simon Pegg. Cela permet la respiration durant le film des scènes d’actions, pensées comme des moments de films catastrophes. En effet, déjà par le slogan « pas de renfort, pas de plan, pas de choix », on comprend que l’on est toujours à la rupture, mais « y a pas le choix », l’ambiance du film est donc tendu, et rythmé par les scènes d’action, différents les unes des autres : rébellion en prison, tempête de sable (la séquence la plus sophistiquée) ou une bataille dans un parking à x étages (la plus cinématographique). Mister Cruise n’est pas lourd, à en étouffer les autres personnages, qui sont d’ailleurs très humains, avec leurs fêlures, mais il doit quand même montrer que comme Jackie Chan il fait lui-même ses cascades et quelles cascades…

Si on aimerait un projet plus personnel pour Brad Bird, ce film nous contente, pour l’instant. D’ailleurs pourquoi pas la possibilité de mettre en scène un troisième volet des 4 Fantastiques ?

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…