Les ténèbres laisseront-ils place à la lumière ?

 

 

Je m’étais déjà attelé à l’analyse de la première image du prochain volet de Batman, The Dark Knight Rises, celle de Bane, méchant principal joué par Tom Hardy. Voici que l’affiche sort, de même que 6 minutes de prologue présentant le méchant au masque à oxygène, mais le mec qui a filmé cela dans un cinéma américain, cela précédait les projections de Mission Impossible – Protocole Fantôme, cadre mal et l’image n’est pas top. Donc on ne parlera que de l’affiche. Quelques mots, « The legend ends » en haut de l’affiche, résonnant en contradiction avec le titre du film « The Dark Knight Rises », que l’on peut traduire par le soulèvement du chevalier noir, soulèvement et fin de légende et de récit… Mais l’image donne plutôt raison au mot du haut.

En effet, nous sommes toujours dans les ténèbres (fond noir), mais cette fois-ci la pluie tombe comme des lames aiguisées. Et  les gouttes assassines tombent au premier plan sur un masque, brisé, que l’on reconnaît, il s’agit du masque de Batman, la seule marque du héros se trouve dans ce masque brisé, où se côtoient d’autres débris, même le sol paraît craquelé, et on peut aussi remarquer les fissures autour du titre et de l’icône de la chauve-souris. Nous voyions donc un effet, Batman battu,  sans la cause, à moins que la cause soit l’arrière-plan de l’affiche. Une silhouette musclée et brut, dont la pluie ne semble l’atteindre, nous tournant le dos comme si il avait achevé ce qu’il avait à faire. Cette silhouette c’est Bane. La dernière fois il était de ¾ à nous scruter plutôt que ce soit nous qui l’observions, il est maintenant de dos, au loin sûrement pour s’assurer que l’on ne s’approchera plus. L’argument étant que même Batman qui s’était trop approché y a laissé son masque, trophée et vestige.

 

 

Mais rappelez-vous les paroles du père de Bruce Wayne : « pourquoi tombe-t-on ? Pour mieux se relever Bruce. ». Nous comprenons par conséquent que nous avons qu’une partie de l’énigme, le pourquoi du comment du soulèvement du héros, qui est l’échec et la défaite face son alter ego (cf. l’analyse de l’image de Bane), qui n’est triomphant dans l’affiche, juste se fondant bien dans les ténèbres, car ce sont les ténèbres contre lesquels lutte Bruce depuis toujours, depuis la mort de ses parents.

Pour finir, je ne dirais pas que la légende finit mais qu’elle commence pour Christopher Nolan, auteur de la meilleure saga de film de super-héros, ce sont quasiment des lettres de noblesse du genre que proposent le cinéaste anglais. Toutefois je rectifierais en disant que le cinéma de Nolan n’est pas la folie en 24 images par seconde, mais le cauchemar sur pellicule en 24 images par secondes. Rendez-vous le 25 juillet prochain…

Lire la critique du film

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…