Critique d’Apollo 18

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Apollo 18

De Gonzalo López-Gallego

Avec Warren Christie, Ryan Robbins et Lloyd Owen

Etats-Unis/Canada – 1h26 – 2011

Rating: ★☆☆☆☆

On nous cache tout, on nous dit rien. Annulée en 1970, la mission Apollo 18 s’est déroulée en secret dans le plus grand secret. Mais ça c’est mal passé. C’est le parti pris de ce nouveau documenteur qui déplace donc le genre sur la Lune. A partir des rushes des caméras embarquées et de la Super 8 d’un des trois astronautes, le spectateur est convié à partager au plus près la tragique et mystérieuse histoire de cette expédition qui n’a officiellement pas eu lieu.

Que pourrait-il y avoir de si anormalement inquiétant sur la Lune ? De rapides recherches sérieuses sur Internet parlent de vestiges de constructions et de présences extraterrestres, corroborés par des témoignages troublants d’anciens membres d’équipage des missions Apollo. On s’attend donc à entendre des aliens secouer le module lunaire en ricanant, le tout sur fond de secret défense et de théorie du complot. Hormis la découverte d’un cadavre de cosmonaute, il ne se passe pas grand-chose dans ce « délire de débile » (© Hamburger Pimp). Juste des traces de pas inconnues, le drapeau américain qui disparaît, un caillou qui bouge tout seul (mais qui ne va même pas former un petit tas inquiétant devant le LEM)…

(Attention spoiler) Les astronautes vont découvrir que a Lune est composée de cailloux-insectes qui viennent parasiter les corps humains. Alien avec des cailloux n’étant pas un concept particulièrement terrifiant, Apollo 18 va abuser de jumpscares tout miteux à faire passer Paranormal Activity pour Shining. Sans « avoir l’impression d’avoir un écran de cinéma qui te chie à la gueule pendant une heure et demie » (© Skreemer), le premier film américain du réalisateur espagnol Gonzalo López-Gallego a tous les airs d’un mauvais DTV qui aurait eu droit à sa sortie sur grand écran. Si les premières minutes démontrent d’une certaine minutie pour reconstituer l’ambiance des documentaires sur les missions Apollo, le film s’enfonce dans un cratère de médiocrité dont il n’arrive plus à sortir. Au final, un gros nanar ennuyeux.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».