Critique d’I’m still here – the lost year of Joaquin Phoenix

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I’m still here – the lost year of Joaquin Phoenix

De Casey Affleck

Avec Joaquin Phoenix

Etats-Unis – 2010 – 1h48

Rating: ★★★★☆

 

Dans la famille Phoenix, je voudrais le troisième enfant, qui est le second garçon de la famille, Joaquin Phoenix. Il est celui des cinq enfants Phoenix ; River (décédé), Rain, Liberty et Summer ; à avoir la carrière la plus aboutie : deux nominations aux Oscars et des prestations excellentes dans les films de James Gray (The Yards, La nuit nous appartient et Two Lovers). Mais fin 2008, il annonce qu’il prend sa retraite cinématographique, pour faire du hip hop. Cette réaction souligne les idées préconçues qu’on a sur Joaquin : un acteur torturé à fleur de peau.

Un acteur torturé à fleur de peau qui décide de tout plaquer lorsqu’il arrive au sommet, c’est assister à une crise existentialiste sur pellicule. Ou du moins c’est jour la crise existentialiste, car Joaquin Phoenix change l’apparence qu’on a habitude de voir de lui, bedonnant, chevelu et barbu. C’est peut-être pour mieux capter la caméra documentaire de son beau-frère Casey Affleck, puisque c’est la première chose qu’on remarque chez un acteur, le corps. De ce corps nouveau, imposant et brut, Joaquin va lui faire mal entre addictions et errances (avions, voitures) entre New-York et Los Angeles, en passant par Miami. Mais une star se doit toujours d’avoir une troupe à ses bottes, entité tampon pour mieux accepter la réalité, par conséquent des mecs qui en prennent plein la gueule. Gus Van Sant a une formule pour ça, l’entourage d’une star est une bande de lapins : ça baise, ça bouffe et ça se terre. Puis il y a la nouvelle passion de l’acteur, le rap…

Le rap, musique urbaine, très développé aux Etats-Unis est une matière brute pour une matière brute. En effet Joaquin va s’essayer au risque de l’écriture, entre humour et cri de désespoir, son rap l’apaise, mais ne pèse pas, il ne communique plus vraiment avec le monde alors, mais en même temps y a-t-il encore de la vraie communication entre les hommes ? Puisque les attentes d’un documentaire, où plutôt docu menteur voire docu moqueur, est la satire, n’est-ce pas une critique de la société occidentale ? La célébrité est devenue la chose la plus importante ; des sondages auprès de collégiens américains montraient qu’ils préféraient devenir le porteur de bagages d’une star plutôt qu’être président d’université ; avec un ressort dangereux de maladies mentales. De la façon dont sont traités les médias dans l’objet film critiqué, aux dérapages de stars se croyant invincibles (prostituées, bagarre), la célébrité est le fil rouge de la réflexion avec une mise en garde importante, entre agit-prop et happening.

Bref, Dieu qu’il est bon de gueuler au monde entier d’aller se faire foutre parfois. Au final, Joaquin a eu sa révélation, celle qu’il attendait avec cette expérience : il est devenu une icône postmoderne. Toutefois j’aimerais bien écouter ses morceaux de rap…

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…