Critique d’Hanna

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Rating: 2.8/5 (4 votes cast)

Hanna

De Joe Wright

Avec Saoirse Ronan, Eric Bana et Cate Blanchett

Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis – 2011 -1h57

Rating: ★★★☆☆

Il était une fois, une jeune fille blonde vivant au fond d’une forêt, il lui arrivait parfois d’aller chasser les animaux avec son père, mais elle n’a jamais quitté cette forêt. Elle s’appelle Hanna. Mais les enfants grandissent, un jour il faut bien partir et c’est qu’elle décide avec son père. Mais c’est la C.I.A qui vient la chercher, son père est un ancien agent et il lui a donné un nom à retrouver, Marissa Wiegler…

Le metteur en scène britannique Joe Wright, essaie, par cette histoire d’adolescente conçue pour être une machine à tuer, de mêler le conte d’apprentissage et le thriller postmoderne. En effet, tout au long du film, des références au conte ou à l’univers du conte sont à remarquer. Que ce soit un point de rendez-vous dans l’ancienne maison de Wilhelm Grimm, l’apparition d’un cerf ou l’apparence mi-pâlotte mi-immaculée d’Hanna, ces marqueurs sont là pour signifier l’ « éveil » et l’évolution de l’héroïne. Pour cela elle rencontrera une famille, peut-être la meilleure partie du film, dont elle se liera d’amitié avec la fille Sophie (Jessica Barden, révélation), stéréotype ambulant de la jeune fille occidentale. Elle connaît le monde, mais ne l’a jamais vraiment vu. Et comme toute princesse de conte, elle est traquée, là ce sont les autorités internationales dirigées par une sorcière, accompagné d’un lutin blond platine et ses 2 gardes du corps… Il lui faut alors « s’adapter ou mourir », pour être plus clair se défendre, armée ou mains nues.

Il est alors évident de comprendre que ce genre de film a une nouvelle référence dont tout le monde va s’inspirer : la trilogie Jason Bourne. De plans séquences de combats rapprochés (en particulier celui du personnage d’Eric Bana à son arrivé en Allemagne) au rendu nerveux ou froid, en passant par des fuites en course à pied et des déplacements dans l’espace filmique comme si les personnages étaient des pions. Néanmoins la traque n’empêche pas la contemplation : le désert marocain, le sud de l’Espagne aux accents flamenco ou l’urbanité allemande. De plus, la musique des Chemical Brothers amplifie les scènes d’action et la teneur dramatique du film, entre mélodies pop mélancoliques et techno métronomique.

Certes, si vers la fin, le film s’use en redites et en accumulation, les acteurs sont de très bonne facture et le film a quelque chose d’original, mais pas suffisamment de choses pour côtoyer la trilogie Bourne.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…