Critique de L’Empire des Ombres

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Vanishing on 7th Street

De Brad Anderson

Avec Hayden Christensen, Thandie Newton, John Leguizamo et Jacob Latimore

Etats-Unis – 2010 – 1h31

Rating: ★★★☆☆

Révélé il y a six ans par The Machinist (qui eut l’honneur de figurer dans nos 30 meilleurs films des années 2000), Brad Anderson revient par la case DTV avec Vanishing on 7th Street, rebaptisé chez nous L’Empire des Ombres. Présenté hors compétitions au dernier festival de Gérardmer, ce thriller fantastique vogue, à la manière de Pontypool, sur les eaux difficiles du huis clos apocalyptique zarbi.

Le film débute par un étrange phénomène : A Detroit, la majorité des gens disparaissent soudainement avant que la ville ne soit plongée dans une obscurité inexpliquée. Ca ne serait que ça… Mais non, des ombres menaçantes apparaissent sur les murs et fondent sur les survivants pour les faire disparaître à leur tour. La seule solution pour ne pas se faire transformer en tas de vêtements ramollis est de rester dans la lumière. Chose difficile quand il n’y a plus de courant nul part en dehors d’un vieux bouge alimenté par un groupe électrogène qui ne va pas tarder à rendre l’âme.

 

 

C’est dans le bar en question que vont se retrouver les quatre personnages principaux de l’histoire: Luke (Hayden –Anakin Skywalker – Christensen) la vedette de télé cynique mais néanmoins figure héroïque dans ce monde des ténèbres (d’où son prénom), Paul le projectionniste raté (John Leguizamo), Rosemary l’infirmière (Thandie – Beloved – Newton) qui cherche son bébé et enfin le jeune James (Jacob Litamore) qui a perdu sa mère. Si le scénariste Anthony Jaswinski ne s’est pas spécialement foulé sur les profils de ses personnages, le décor ultra-resserré de son script (un bar, une rue, une église) laisse craindre quant à lui un sentiment d’ennui qui pourrait s’installer une fois passée l’excellente introduction. Mais ce serait sans compter sur la maîtrise hors pair de Brad Anderson pour consolider l’ambiance cauchemardesque du récit, un talent qui le place bien au-dessus de réalisateurs comme M. Night Shyamalan ou Frank Darabont.

Assez flippant quand les ombres attaquent, L’Empire des Ombres tient la route et se révèle même original en dépit de ses limites budgétaires. A la manière d’un bon épisode de La Quatrième Dimension, le film de Brad Anderson balance plusieurs pistes (trou noir ? univers parallèles ? châtiment divin ? théorie du complot ?) mais ne s’embarrasse pas d’une explication claire pour lever le voile sur le pourquoi du comment de cette apocalypse. Le mystère reste donc entier avec cette fin ouverte qui fera hurler les filmophages adeptes du cinéma prémâché mais qui ravira les amateurs de série B intelligente. Econome mais efficace.

 

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».