Critique de The Green Hornet

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Le Frelon Vert

de Michel Gondry

avec Seth Rogen, Jay Chou, Christoph Waltz et Cameron Diaz

Etats-Unis – 2011 – 1h57

Rating: ★★★★☆

 

Michel Gondry, dans la veine et mouvance des adaptations des films de super-héros, réalise celui qui a révélé Bruce Lee au public occidental : Le frelon vert, série télévisée où l’acteur chinois défunt jouait le « sidekick », l’assistant du héros. Britt Reid, fils d’un directeur de journal, The Daily Sentinel (hé oui référence Superman) se retrouve à la tête du journal et unique héritier, suite au décès de son père (hé oui référence à Batman). Seul problème, il est fainéant et ne pense qu’à faire la fête en plus de détester son père. Mais de l’étonnement de son café moins bon que d’habitude, il rencontre Kato, un jeune immigré chinois, spécialiste de l’automobile et de l’invention de machines (comme Michel ?). De ci, de là, les deux compères réfléchissent à aider leur prochain en s’inventant super-héros, mais en se montrant comme super-méchants pour attirer les vrais super-méchants… C’est clair ?

Le scénario, écrit en partie par l’acteur principal Seth Rogen (qui avait déjà écrit le scénario Supergrave), montre que c’est un film de super-héros qui ne se prend pas la tête, on défend son prochain parce que c’est cool et jouissif et aussi pour une idée de justice, mais ça c’est secondaire. Et il en est de même pour le super méchant, Chudnofsky (magnifique Christoph Waltz) qui n’est pris au sérieux par personne car trop vieux jeu. Dans son registre, il montre à la fois les défauts de tous les méchants (paranoïa, excès de violence) et de la sympathie (la scène de l’enterrement). Alors Michel Gondry aurait inventé la comédie de super-héros ? Moins tortueux qu’un homme en noir et moins sirupeux qu’un homme en slip ?

Justement le réalisateur français s’efface rapidement au profit de l’histoire et de l’action. Moins de trouvailles techniques visuelles, car elle s’inscrit dans le récit (du pistolet à gaz endormant, en passant par la voiture blindée avec lance-missiles intégré voire la fonction caméléon…), Michel Gondry repense la question du « bullet time » par le biais des couleurs et du personnage de Kato, qui voit les armes en rouge lorsque l’adrénaline le prend et de plus, bouge bien plus rapidement que les autres personnes. C’est toujours du cinéma d’artifice, dont le pitch en inclue implicitement, étant donné que c’est un film de super-héros. Mais à la différence des films récents, le film s’inscrit dans la veine comique du « buddy movie », film de potes, réunis par la mort du père et la fortune de l’un et unis par l’intelligence technique de l’autre, la complémentarité parfaite ?

Au final, The Green Hornet reste un très bon film populaire, où Michel Gondry prouve qu’il n’est pas encore absorbé par le système.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…