Critique de Le Secret de la Pyramide

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Rating: 3.7/5 (3 votes cast)

 

Young Sherlock Holmes

De Barry Levinson

Avec Nicholas Rowe, Alan Cox, Sophie Ward et Anthony Higgins

Etats-Unis – 1985 – 1h49

Rating: ★★★☆☆

Londres, 1870. Se destinant à des études de médecine, le jeune John Watson est admis à la Brompton School où il rencontre un élève particulièrement brillant nommé Sherlock Holmes. Se liant d’amitié, les deux garçons vont mener une dangereuse enquête pour élucider le mystère entourant une série de morts inexplicables dans la ville.

Sous l’égide de Steven Spielberg et de sa société de production Amblin Entertainment, le jeune Chris Colombus va considérablement modeler le cinéma fantastique familial des années 80  puisque, en moins de deux ans, trois de ses scénarios seront portés à l’écran: Gremlins, Les Goonies et Le Secret de la Pyramide. Bien que chacune de ces histoires porte sur un genre bien particulier (respectivement horreur, aventure et enquête policière), elles partagent comme points communs de prendre pour héros des enfants et des adolescents et de ne pas lésiner sur les scènes spectaculaires.

Moins connu que les deux premiers, Le Secret de la Pyramide est un exercice de style sur le personnage de Sherlock Holmes imaginant (Arthur Conan Doyle n’ayant rien écrit de semblable) la première rencontre entre le détective encore adolescent et son futur meilleur ami, le Dr. Watson ainsi que les origines de son ennemi juré, Moriarty. Restant dans l’esprit des œuvres originales, le film fait cependant moins la part belle à l’intrigue policière (une série de meurtres à résoudre) qu’aux éléments surnaturels qui l’entourent (des victimes prises d’hallucinations, une secte secrète vénérant un dieu égyptien). Ce qui donne lieu à de nombreuses scènes fantastiques, riches en effets spéciaux, dont certaines tiennent encore prodigieusement la route, à l’instar de celle du guerrier se matérialisant depuis le vitrail d’une église, premier personnage entièrement créé en images de synthèse (exploit réalisé par John Lasseter, pilier des studios Pixar).

On pourra donc reprocher au film une enquête bien moins complexe que celles auxquelles nous avait habituées Arthur Conan Doyle. Néanmoins, on ne pourra lui amputer son inaltérabilité face à des productions plus récentes, dont il est l’un des précurseurs, comme la saga Harry Potter (où l’on retrouvera justement Chris Colombus comme réalisateur).

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».