Critique de Jack Brooks : Tueur de monstres

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Rating: 1.7/5 (3 votes cast)

 

Jack Brooks : Monster Slayer

de Jon Knautz

Avec Trevor Matthews, Robert Englund et Rachel Skarsten

Canada – 2008 – 1h30

Rating: ★★★☆☆

Jack Brooks, un plombier enclin aux accès de rage incontrolables depuis qu’il a assisté enfant à l’assassinat de sa famille par un monstre dans les bois où ils étaient parti camper, suit les cours du soir d’un professeur fantasque, le Pr Crowley. Mais un jour, ce dernier trouve une mystérieuse boite enfouie dans son jardin et réveille sans le vouloir une force inconnue qui s’empare de lui.

 

Revendiquant clairement la nostalgie de l’âge d’or de la série B, à savoir les années 80, Jack Brooks: tueur de monstres adopte tous les codes du genre, à commencer par un second degrés caractéristique et des effets à l’ancienne comme de bonnes vieilles marionnettes plutôt que des FX numériques et des maquillages maison, pour faire vivre les monstres éponymes. De plus, ledit Jack Brooks est un antihéros looseux dans la digne lignée d’Ash d’Evil Dead. Les accros du revival 80’s qui frappe de plus en plus le cinéma d’épouvante vont raffoler de ce film, distibué directement en DVD comme bon nombre de ses compères.

Ajoutons à cela la participation de Robert Englund (qui vole largement la vedette à Trevor Matthews), seule vraie star du casting mais symbolisant à lui seul les références faites à ce type de cinéma et le tableau de la filiation est dressé. Malgré un scenario qui peine en originalité et manquant quelque peu de scènes d’action, le film reste un hommage sincère pour les bandes qui ont bercés notre enfance ou adolescence selon, et dont nous partageons nous aussi la nostalgie. Après la vague de déchainement gore irraisonné qui a déferlé dans les salles à la suite de l’avènement des torture porn instauré par les succès de Saw et Hostel, il semble que la demande se focalise de plus en plus vers un retour aux sources, le trop plein de réalisme cru faisant de plus en plus place à la fantaisie des comédies horrifiques. Dans ce sens, Jack Brooks remplit bien sa copie, refusant de se prendre au sérieux et insérant des scènes hilarantes comme le retour en classe du Pr Crowley (joué par Englund) possédé par l’esprit d’un monstre au QI proche d’une moule et aux attitudes primaires dignes d’un orque de Donjons et Dragons, ( le jeu, pas le film) bien plus diminué intellectuellement que ceux que Peter Jackson a pu mettre en scène dans son SDA.

 

Comportant le même type de défauts présent dans la majorité des films dont il revendique l’appartenance, Jack Brooks attire cependant la même sympathie. On apprécie le ton comique des situations, la tronche cartoonesque de certains monstres et au final, on passe un bon moment. Même s’il n’atteint pas la qualité des grands classiques, le film défend sa miche de pain et évite de tomber dans la pâle copie ou dans la caricature. Le réalisateur confiait souhaiter réitérer l’expérience en continuant dans un second opus les aventures de son plombier. Avant de tirer sur l’ambulance, attendons donc de voir ce que l’artisan a dans les tripes. Espérons toutefois que le héros prendra une petite dose de charisme qui lui fait défaut et saura ravir même sans la présence de M. « Freddy Kruger » Englund.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.