Sorti le 25 février 2026, le septième opus de la saga culte cartonne au box-office français tout en récoltant le pire score critique de toute la franchise. On fait le point.
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ToggleUn démarrage historique pour la saga en France
Les chiffres ne mentent pas. Pour son premier jour d’exploitation, Scream 7 a enregistré 94 345 entrées, dont 15 231 lors des séances de minuit organisées dans 60 cinémas français, signant ainsi le meilleur lancement d’un film de la franchise depuis 25 ans et Scream 3 en 2000.
Pour remettre ça en perspective : ce score dépasse nettement les performances premier jour de Scream 4 (77 688 entrées), Scream 5 (33 340 entrées) et Scream 6 (49 923 entrées). Ghostface s’impose même devant plusieurs succès récents du cinéma d’horreur en France, surclassant Destination Finale Bloodlines ou Saw X.
Outre-Atlantique, l’enthousiasme est similaire côté caisse : Scream 7 a pulvérisé le record de la franchise avec 7,8 millions de dollars en séances de préminuit, dépassant les 5,7 millions réalisés par Scream 6. Le film était projeté dans 3 540 salles nord-américaines dès sa sortie mondiale.
La production la plus chaotique de la saga
Avant de parler du film lui-même, il faut revenir sur les coulisses dignes d’un vrai thriller. Melissa Barrera a été renvoyée du projet après avoir publié sur les réseaux sociaux un message sur la guerre à Gaza. Jenna Ortega a quitté le film peu après pour des raisons d’agenda liées à la série Wednesday, et le réalisateur Christopher Landon a lui aussi claqué la porte, malgré le fait qu’il n’était pas impliqué dans la décision concernant Barrera.
Le résultat : un script entièrement réécrit, un budget gonflé à 45 millions de dollars, et Kevin Williamson, scénariste originel des Scream 1, 2 et 4, qui reprend les rênes de la franchise pour signer sa première réalisation. Neve Campbell, absente de Scream 6 après un désaccord salarial, revient dans le rôle de Sidney Prescott. On retrouve également Courteney Cox, David Arquette et le très attendu retour de Matthew Lillard dans la peau de Stu Macher.
Ce que raconte Scream 7
Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille Tatum (Isabel May) devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat.
La fille s’appelle Tatum, comme la meilleure amie assassinée dans le tout premier film. Un clin d’œil appuyé qui résume assez bien l’ADN nostalgique de ce septième volet, qui intègre également le thème de l’intelligence artificielle dans son intrigue, avec un discours léger mais légèrement critique sur l’IA, qui devient en soi un potentiel nouveau masque au même titre que celui de Ghostface.
37% sur Rotten Tomatoes : le pire score de l’histoire de la franchise
C’est là que les choses se compliquent. Scream 7 réussit l’exploit de devenir officiellement le volet le plus détesté par la presse américaine, avec seulement 37% sur Rotten Tomatoes. À titre de comparaison : Scream (1996) avait obtenu 78%, Scream 6 (2023) 77%.
Les critiques convergent sur les mêmes points faibles. La révélation de l’identité de Ghostface et de ses motivations, toujours le moment le plus délicat d’un Scream, est ici particulièrement ratée : le spectateur décroche et ne croit pas une seule seconde aux justifications de l’assassin.
Du côté des spectateurs français, l’accueil est plus nuancé. Sur AlloCiné, le film obtient une moyenne de 3/5 basée sur plusieurs centaines de notes. Le rythme soutenu du film et le retour de plusieurs acteurs emblématiques sont appréciés, tandis que certains fans estiment que Scream 7 parvient à corriger les erreurs des opus précédents. Tout est dit dans cette fracture : les fans viennent pour la nostalgie et en ont pour leur argent. La presse, elle, attendait Scream 7 sur le terrain du renouveau, et n’y a pas trouvé grand-chose.
Ce qui fonctionne quand même
Ne soyons pas injustes. La séquence d’ouverture fait mouche : la nostalgie y est moins un boulet qu’un prétexte à une mise en scène joueuse, et le suspense devient palpable en quelques minutes grâce à une vraie connaissance de l’esprit Scream du côté de Williamson. Amusante, maligne et cruelle, la scène réussit à surprendre plutôt qu’à assommer son spectateur d’auto-références.
Pour les amateurs de slasher sans prise de tête, l’expérience reste solide. Neve Campbell, dont le charisme porte une grande partie du métrage, confirme pourquoi son retour était indispensable. Les séquences de meurtre sont décrites par plusieurs spectateurs comme parmi les plus brutales et soignées de toute la saga.
Et maintenant, Scream 8 ?
Un huitième opus est déjà en développement chez Paramount. La question est désormais sur toutes les lèvres dans la communauté horror : peut-on encore sauver une franchise qui vient d’enregistrer son score critique le plus bas en trente ans d’existence, tout en battant ses records au box-office ?
C’est peut-être justement ça, la vraie métaphore Scream en 2026 : une saga qui continue de se relever après chaque coup de couteau, même quand tout le monde la croyait morte.
Scream 7 est actuellement au cinéma partout en France.

