Resident Evil : Zach Cregger bat le record d'ouverture de la franchise
Le reboot Resident Evil de Zach Cregger signe le meilleur lancement des 24 ans de la franchise, avec 108,3 millions de dollars au box-office mondial.
Le reboot de Resident Evil réalisé par Zach Cregger a signé le meilleur démarrage de l'histoire de la franchise sur son week-end d'ouverture nord-américain, du 18 au 20 septembre 2026, avec 60 millions de dollars engrangés selon Deadline. Le film franchit également la barre des 108,3 millions de dollars au box-office mondial sur ce seul premier week-end.
Un record qui efface vingt-quatre ans de rendez-vous manqués
Depuis le premier volet réalisé par Paul W. S. Anderson en 2002, la franchise n'avait jamais connu un tel lancement. Le précédent record appartenait à Resident Evil : Afterlife, sorti en 2010 avec 26 millions de dollars de recettes lors de son premier week-end américain, selon Deadline. Le score de Cregger le pulvérise, avec plus du double.
Selon Variety, ce démarrage constitue aussi le meilleur lancement de la carrière de Zach Cregger, devant les 70 millions de dollars de recettes mondiales de Weapons. La trajectoire est nette : deux ans après Barbarian, sorti presque confidentiellement avant de devenir un phénomène critique, le cinéaste enchaîne les succès sans jamais renoncer à une mise en scène exigeante.
Le chiffre est d'autant plus frappant que les projections internes de Sony restaient prudentes. The Hollywood Reporter rapporte un score initialement anticipé à 40 millions de dollars, révisé à 53-55 millions le samedi, avant d'être largement dépassé le dimanche. Le film obtient un B+ au CinemaScore et affiche 96 % sur Rotten Tomatoes, une adéquation rare entre accueil populaire et critique pour une licence longtemps snobée par la presse spécialisée.
Une remise à zéro qui paie
Le pari de ce reboot n'était pas seulement esthétique. Plutôt que de reconduire les personnages emblématiques des adaptations Anderson, le scénario recentre l'intrigue sur un inconnu, Bryan, coursier médical dont la tournée bascule dans le chaos lorsqu'une épidémie se déclare et le contraint à lutter pour survivre. Autour d'Austin Abrams, Paul Walter Hauser et Kali Reis composent un casting éloigné des habitudes de la franchise, plus proche de l'ensemble choral que du film d'action solo. Ce choix, risqué sur le papier pour une licence installée depuis vingt-quatre ans, s'avère payant : le public ne semble pas avoir eu besoin de retrouver ses figures familières pour adhérer.
Ce que ce succès dit de l'horreur d'aujourd'hui
On peut y voir la confirmation d'une bascule amorcée depuis plusieurs années : les studios confient désormais leurs franchises les plus rentables, y compris celles issues du jeu vidéo, à des réalisateurs venus de l'horreur d'auteur plutôt qu'à des tâcherons du blockbuster. Cregger apporte à Resident Evil une tension et une science du hors-champ qui manquaient aux précédents volets, davantage tournés vers l'action pure.
La filiation avec Barbarian est nette dans la construction du suspense, cette manière de laisser deviner la menace avant de la montrer. Mais Resident Evil imposait aussi à Cregger un cadre plus contraint : une mythologie installée, des enjeux commerciaux considérables pour Sony, et l'attente d'un public de fans exigeant sur la fidélité au matériau d'origine. Que le résultat convainque à la fois la critique et le grand public suggère que l'horreur dite « élevée » n'est plus cantonnée aux petits budgets : elle peut désormais porter une franchise à gros moyens sans renier ses ambitions formelles.
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La France, spectatrice en avance
Particularité de cette sortie : le public français a pu découvrir le film avant les Américains. Resident Evil est sorti en salles en France dès le 16 septembre 2026, distribué par Metropolitan FilmExport, soit deux jours avant sa sortie nord-américaine, selon AlloCiné. Le film reste actuellement à l'affiche dans les salles françaises.
Ce record de démarrage américain vient confirmer, pour les spectateurs hexagonaux qui ont déjà pu se faire un avis, ce qu'annonçait la réception critique du film dès sa sortie : un reboot qui prend au sérieux l'origine survival-horror de la licence tout en assumant la patte d'un cinéaste identifié. Reste à voir si ce succès suffira à convaincre Sony de prolonger l'expérience avec une suite confiée au même réalisateur, ou si la franchise reviendra, comme par le passé, à des mains plus commerciales.