Dead by Daylight : Art the Clown rejoint le jeu, Jason et Ghost Face relookés

Behaviour Interactive dévoile Art the Clown, de Terrifier, parmi les tueurs jouables de Dead by Daylight, avec de nouveaux looks pour Jason et Ghost Face.

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Gros plan sur une main gantée de blanc serrant un vieux maillet en bois, éclairée par une lumière rouge de fête foraine.
Illustration Celluloidz

Lors du live « October of Horror » diffusé le 1er octobre 2026, Behaviour Interactive a dévoilé un premier aperçu d'Art the Clown, le tueur silencieux de la saga Terrifier, confirmé comme futur personnage jouable de Dead by Daylight. L'annonce s'accompagne de nouveaux costumes pour Jason Voorhees (collection « Haunted Blight ») et Ghost Face (collection « November Days », inspirée du Jour des Morts), rapporte Dread Central.

L'arrivée d'Art the Clown n'est pas une surprise totale : son recrutement avait déjà été officialisé lors du live du dixième anniversaire du jeu, le 14 juin 2026, où David Howard Thornton, l'interprète du personnage dans les films, était apparu en costume et maquillage complets. Ce premier aperçu confirme simplement que le tueur fera partie du dernier chapitre de 2026 pour Dead by Daylight, attendu en novembre, précise ComicBook.com.

D'un tueur de festival à une icône de studio

Il y a dix ans, Art the Clown n'existait que dans les courts-métrages et les circuits de festivals les plus confidentiels du cinéma d'horreur indépendant. Créé par Damien Leone, affiné film après film jusqu'aux deux volets de Terrifier qui ont cumulé les records au box-office pour un film d'horreur sans distributeur majeur, le personnage a construit sa légende sur un mutisme total, un mime grotesque et une violence filmée sans aucune retenue. Que ce même personnage se retrouve aujourd'hui recruté par l'un des plus gros jeux multijoueurs du genre dit quelque chose d'assez net : l'industrie reconnaît enfin ce que le public avait acté depuis longtemps, à savoir que l'horreur la plus radicale, la plus artisanale au départ, peut devenir un phénomène culturel à part entière. On peut y voir la confirmation que le succès commercial de Terrifier a définitivement dépassé le statut de curiosité gore pour s'installer comme une franchise comparable, en termes de notoriété, aux grandes figures du genre.

Dead by Daylight, le musée vivant du slasher

Depuis son lancement en 2016, Dead by Daylight fonctionne comme un gigantesque panthéon interactif du cinéma d'horreur. Freddy Krueger, Michael Myers, Leatherface, Pinhead, Ghost Face, et plus récemment des figures venues du jeu vidéo ou de la littérature, s'y croisent dans le même brouillard labyrinthique. Chaque arrivée fonctionne comme une forme de consécration : être jouable dans Dead by Daylight, c'est intégrer une mémoire collective du genre, au même titre qu'une apparition dans une anthologie ou un musée du cinéma fantastique. La filiation entre Art the Clown et Ghost Face est d'ailleurs assez nette : les deux partagent cette économie de moyens, ce masque qui efface toute psychologie au profit du pur mécanisme de la peur. Associer leur arrivée au même événement, et y adjoindre Jason Voorhees, le patriarche du slasher américain depuis 1980, revient à dessiner une ligne de continuité entre trois générations de tueurs masqués, du Vendredi 13 fondateur jusqu'au geste le plus contemporain du genre.

Ce que révèle ce calendrier d'Halloween

Le choix du calendrier n'est pas anodin non plus. En concentrant cette annonce dans un évènement baptisé « October of Horror », Behaviour Interactive mise sur la saisonnalité propre au genre : le mois d'Halloween reste, pour l'horreur, l'équivalent de la période des fêtes pour le cinéma familial, un moment où l'attention du public se porte naturellement sur ces figures. Multiplier les contenus (nouveau tueur, nouveaux costumes pour des personnages déjà installés) permet aussi de nourrir une communauté de joueurs fidèles sans attendre la sortie effective du chapitre, repoussée à novembre. C'est une mécanique de teasing classique, mais qui, appliquée à l'horreur, fonctionne comme un rituel annuel presque aussi attendu que la sortie d'un nouveau long-métrage.

Disponibilité en France

Dead by Daylight est disponible en France sur Steam (PC), PlayStation et Xbox, au prix de base de 19,99 euros, souvent réduit lors de promotions (le jeu est régulièrement proposé autour de 7,99 euros). Le nouveau chapitre consacré à Art the Clown constituera un contenu additionnel payant, mais ni date de sortie précise ni tarif n'ont encore été communiqués par l'éditeur à ce stade. Les joueurs français devront donc patienter jusqu'à des annonces plus détaillées, probablement à l'approche de novembre, pour connaître les conditions exactes d'accès à ce nouveau tueur.

Reste une question qui dépasse le simple cadre vidéoludique : en voyant un personnage né de la micro-économie du found footage et des circuits festivaliers rejoindre la même galerie que Jason ou Freddy, on mesure à quel point la hiérarchie entre horreur « populaire » et horreur « indépendante » s'est brouillée. Art the Clown n'a pas eu besoin d'un studio hollywoodien pour devenir une icône. Il n'avait besoin que d'un public prêt à le suivre jusqu'au bout de sa logique la plus extrême, celle-là même que Dead by Daylight s'apprête maintenant à faire entrer dans le brouillard.