Black Sheeps : le trailer de la suite de Black Sheep dévoilé

Vingt ans après le film culte Black Sheep, Jonathan King dévoile le trailer de sa suite avec Nathan Meister, sans date française annoncée.

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Champ brumeux la nuit avec des silhouettes de moutons en contre-jour près d'une ferme isolée, ambiance horreur rurale
Illustration Celluloidz

Vingt ans après avoir lancé des moutons génétiquement modifiés à l'assaut de la campagne néo-zélandaise, Jonathan King revient. Le distributeur Umbrella Entertainment a dévoilé le 15 septembre 2026 le trailer officiel de Black Sheeps, suite directe de son film culte Black Sheep (2006), avec le retour de l'acteur principal Nathan Meister, comme le rapporte Bloody Disgusting.

L'annonce est confirmée le même jour par FirstShowing.net, qui précise que le film sortira en salles en Nouvelle-Zélande le 12 novembre 2026, avec une première mondiale prévue en octobre au festival de Sitges.

Un carton culte qui n'avait rien demandé à personne

Black Sheep premier du nom appartenait à cette catégorie de films qu'on ne va pas chercher, et qui finissent par vous trouver quand même : un pitch absurde (des moutons transformés en prédateurs carnivores par une expérience génétique ratée), une exécution premier degré, et un sens du grotesque assumé jusqu'au bout. Le film avait fait sensation à sa sortie, porté par une réputation de curiosité gore venue d'un pays qu'on n'associait pas spontanément au genre. Vingt ans plus tard, le voir revenir avec sa distribution d'origine et son réalisateur aux manettes n'a rien d'anodin : c'est le signe qu'une œuvre pensée comme une blague de festival a fini par devenir un objet de patrimoine, digne d'une suite officielle plutôt que d'un simple reboot opportuniste.

Jonathan King, la fidélité comme argument

Que Jonathan King retrouve lui-même la réalisation, avec Nathan Meister dans le rôle principal, change la nature de l'exercice. On peut y voir moins une tentative de recycler une marque qu'une volonté de prolonger un geste d'auteur précis, celui d'un cinéaste qui avait construit tout son film sur l'équilibre instable entre comédie rurale et épouvante animale. La continuité de casting et de mise en scène laisse penser que Black Sheeps ne cherchera pas à lisser ce qui faisait l'identité de l'original pour le rendre plus consensuel, mais au contraire à en radicaliser les excès, à la manière d'une suite qui assume son statut de pur plaisir régressif plutôt que de réinvention prestigieuse.

La comédie horrifique animalière, un sous-genre increvable

Le retour de Black Sheep s'inscrit dans une filiation bien identifiable, celle du cinéma d'horreur qui détourne des animaux familiers ou d'élevage en menace irrationnelle, entre Les Dents de la mer version ferme et l'héritage du splatter comique popularisé par le cinéma néo-zélandais lui-même. Ce sous-genre a ceci de précieux qu'il ne prétend jamais à autre chose qu'à son propre plaisir : il fonctionne par accumulation de scènes chocs et absurdes plutôt que par construction dramatique complexe, et c'est précisément cette franchise qui explique sa longévité auprès d'un public de niche fidèle. Que ce type de projet trouve encore, deux décennies après, un financement et une sortie en salles dit quelque chose du marché actuel de l'horreur : il reste une place, même modeste, pour les curiosités assumées, loin des franchises calibrées pour le grand public.

Aucune date française pour l'instant

À ce jour, 16 septembre 2026, aucune sortie française n'est annoncée pour Black Sheeps. Seule la sortie en salles en Nouvelle-Zélande est confirmée, pour le 12 novembre 2026, via Umbrella Entertainment, distributeur habituel du film en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le film fera par ailleurs sa première mondiale au festival de Sitges en octobre, ce qui pourrait accélérer une éventuelle acquisition pour une distribution européenne, mais rien n'est pour l'instant confirmé côté France, ni en salles ni sur une plateforme de streaming. Les spectateurs français devront donc, pour l'heure, se contenter du trailer, qui suffit déjà à mesurer l'ambition très assumée du projet.