Présente au Paris Images Production Forum les 5 et 6 février 2026, l’agence Inspire Metz a défendu l’Eurométropole auprès des producteurs français. Objectif : attirer de nouveaux tournages après ceux de Daniel Auteuil, Cécile de France et Hugo Becker. Avec le réseau PLATO, le soutien du CNC et de la Région Grand Est, et des retombées estimées à 3,50 euros pour chaque euro investi, la métropole mosellane joue désormais dans la cour des grandes villes de cinéma.
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ToggleMetz, nouveau terrain de jeu des réalisateurs
Un catalogue de stars qui s’étoffe
En 2022, Joachim Lafosse a tourné Un Silence avec Daniel Auteuil et Emmanuelle Devos dans l’Eurométropole. Fin 2025, c’est Cécile de France, double césarisée, qui a investi Metz pendant quatre semaines pour le long-métrage Dans l’eau d’Elise Otzenberger, soutenu par le dispositif « Frissons en Grand Est ». Arnaud Ducret, Hugo Becker et Rod Paradot-Baquié ont également tourné sur le territoire. Et la friche créative Bliiida a accueilli les fictions interactives d’Arte France et Fourmi Rouge, Les Burgers volants (2024) puis Les Burgers sanglants (2025), tournées et diffusées en direct sur Twitch devant 200 000 spectateurs.
Des décors que Paris ne peut pas offrir
Ce qui séduit les réalisateurs, c’est la densité de décors sur un périmètre restreint. Cathédrale Saint-Étienne, quartier impérial germanique, Centre Pompidou-Metz, rues médiévales, fortifications, mais aussi le Val de Fensch et son patrimoine sidérurgique, hauts-fourneaux et cités ouvrières. Le tout à 82 minutes de Paris en TGV, aux portes du Luxembourg et de l’Allemagne.
« Sur le territoire de l’Eurométropole, les producteurs disposent de l’ensemble des ressources humaines et techniques nécessaires à la réalisation d’un tournage. »
Inspire Metz
Une mécanique économique bien rodée
Le réseau PLATO, moteur de la filière
L’Eurométropole s’appuie sur le réseau PLATO, créé en 2017 par la Région Grand Est et l’Agence culturelle Grand Est avec le CNC. Ce dispositif regroupe 11 collectivités, de Colmar à Reims en passant par Nancy et Troyes, qui apportent soutien logistique et financier aux productions de fiction. La Région consacre près de 9 millions d’euros par an à la filière cinéma et audiovisuel. Le réseau PLATO y ajoute plus de 500 000 euros annuels en aides complémentaires. La région compte aujourd’hui plus de 500 techniciens dans le secteur.
Jusqu’à 7 euros de retombées pour 1 euro investi
Les chiffres parlent. Selon Inspire Metz, 1 euro de soutien génère 3,50 euros de dépenses locales pour un long-métrage, et entre 6 et 7 euros pour une fiction TV. Le tournage du Visiteur du futur, étalé sur sept semaines entre Metz et Nancy, avait injecté 780 000 euros dans l’économie régionale. Entre 2016 et 2020, les fictions tournées en Grand Est ont généré 37 millions d’euros de retombées.
« Pour 1 euro de soutien, entre 6 et 7 euros sont dépensés sur le territoire d’accueil pour une fiction TV. »
Inspire Metz, données réseau PLATO
Et maintenant, la saison 2026
Le Production Forum comme vitrine
Au Paris Images Production Forum, Inspire Metz a partagé le stand Grand Est avec les associations Kinotechniciens et FMC Grand Est, présentes grâce au soutien du programme FEDER de l’Union européenne. Les productions interactives Les Burgers volants et Les Burgers sanglants, tournées à Bliiida, ont fait l’objet d’un retour d’expérience devant les professionnels du secteur.
Des discussions déjà engagées
Inspire Metz ne dévoile pas les projets en préparation. Mais la présence offensive de l’agence au salon parisien, couplée à la montée en puissance des infrastructures et à la reconnaissance croissante du territoire par les producteurs, laisse peu de doute. Après Auteuil, Cécile de France et les expériences Arte en direct, la question n’est plus de savoir si Metz attirera de nouveaux tournages en 2026, mais lesquels.