Le Top 30 des films de 2010 à 2015

 
 
 

Celluloïdz fête ses 5 ans! Cette demi-décennie d’existence valait bien un petit bilan! Voici donc les 30 films qui nous ont marqué au cours de ces cinq dernières années!

 

30.  Inherent Vice

INHERENT VICE

Une démystification des années 60 américaines racontée dans le brouillard et en marchant sur la tête, doublée d’une très belle histoire d’amour absolument crépusculaire. Et accessoirement, peut-être même un futur classique. Nonobstant2000

 

29. Only Lovers Left Alive

ONLY LOVERS LEFT ALIVE

Jarmusch sempare de la figure du vampire pour se lapproprier et la placer au centre dun film somme traitant de lennui, de lamour, de la culture. Plus que tous ses autres films, il se met en scène lui même au travers de ce film onirique, fantastique, touchant et faisant exister ses personnages par le biais de la fiction et de la création, de la culture, quoi, en somme. J’écoute de la musique, donc je suis. BO de lannée 2014. Skreemer

 

28. Le vent se lève

Le vent se lève

Ce n’est pas le meilleur film d’Hayao Miyazaki mais c’est le testament idéal. Plus réaliste que toutes ses autres œuvres, tout en installant une imagerie poétique et colorée de la Seconde Guerre mondiale, il nous est montré le défi d’être un homme en temps compliqué. Mais il nous est aussi montré que la passion, créatrice de surcroît, fait aussi de nous des hommes et à 70 ans passés, Miyazaki nous a plus que bien contenté. Une place basse certes, mais qui souligne l’humilité dont le maître a toujours fait preuve. Une place disant merci pour tout Hayao Miyazaki. Hamburger Pimp

 

27. Black Death

BLACK DEATH

De Hot Fuzz d’Edgar Wright à Kill List de Ben Wheatley, les machinations païennes de The Wicker Man continuent d’exercer leurs influences sur le cinéma fantastique britannique moderne. Déclinaison moyenâgeuse du thème sur fond d’épidémie de peste, Black Death envoie Sean Bean (number one sur les rôles en armure) et le tout jeune Eddie Redmayne dans les griffes d’une communauté druidique, à l’abri de la Mort Noire, qui va mettre bien à mal leurs valeurs chrétiennes. Entre une Église qui massacre à tour de bras et des pacifistes adeptes de sacrifices humains, difficile de distinguer les gentils des méchants. Saleté de Moyen-Âge ! The Vug

 

26. Take Shelter

TAKE SHELTER

Jeff Nichols s’est imposé dès son second film comme l’un des meilleurs héritiers de Terrence Malick. Entre insolite et réalisme folk, le réalisateur questionne l’idée même de prophète, opposant à la clairvoyance, la folie supposée de celui qui voit. Entrecoupé de scène de visions prophétiques cauchemardesques, Take Shelter laisse entrevoir ce que donnerait le cinéaste, s’il expérimentait le Fantastique. Lullaby Firefly

 

25. Pacific Rim

PACIFIC RIM

La générosité de Guillermo Del Toro n’a aucune limite, et, Pacific Rim en est le paroxysme ! Véritable œuvre somme voyageant avec une aisance déconcertante d’un genre à un autre, hommage bouleversant à tout un pan de la pop culture, déclaration d’amour aux monstres de chair et de métal, Pacific Rim est tout cela à la fois et bien plus encore ! Difficile en quelques lignes de témoigner de la richesse visuelle et thématique absolue du film, ultra-spectaculaire et bourrin mais tellement plus subtile qu’il n’y paraît, d’une grande poésie quant à l’univers aussi chatoyant que cohérent dépeint, déployant une mise en scène définitivement maîtrisée, à chaque seconde d’une invention folle ! Pour résumer en quelques mots les choses, et afin de ne pas s’embarquer dans d’innombrables dithyrambes, Pacific Rim est un sacré putain de morceau de cinéma parfaitement jubilatoire, débordant de très belles émotions, … et puis, il y a un robot qui démonte la gueule d’un monstre à coup de bateau, si ça ça ne vous met pas la bave aux lèvres, alors je ne peux plus rien pour vous ! Naughty Bear

 

24. Inside Llewyn Davis

LLEWYN DAVIS

Le seul film des frères Coen qui aura réussi à me faire pleurer. Un film sensible et doux qui na de cesse de maltraiter son héros talentueux mais imbus de lui même qui finit par passer à côté de sa vie. La théorie du chaos faite film, le tout avec une BO fabuleuse et un Oscar Issac fantastique. Sorti il y a deux ans à peine, jai du voir cette réflexion sur la folk une bonne dizaine de fois. Faites pareil, on ne sen lasse pas! Skreemer

 

23. Interstellar

INTERSTELLAR

Là où Gravity se présentait avant tout comme une œuvre fondamentalement viscérale, Interstellar de Christopher Nolan se veut une plongée vertigineuse dans un univers mental : la puissance inédite du métrage est de donner une représentation à des concepts d’astrophysique et de physique quantique ce qui donne, à l’image, une impression véritable de perte de repères intellectuels, spatio-temporels, de se retrouver face à un gouffre béant s’ouvrant sur l’infini des possibilités. Sorte de colossale hommage totalement et rigoureusement assumé au 2001,… de Stanley Kubrick, Interstellar , aussi maladroit soit-il par instant, est un grand film, véritablement spectaculaire et étourdissant, qui sait également prendre du recul sur ses idées à échelle cosmique pour nous livrer une histoire bouleversante à échelle humaine. Naughty Bear

 

22. Her

HER

Dégageant à la dernière minute la pauvre Samantha Morton, Scarlett Johansson incarne une voix dans cette rom-com du futur où Joaquin Phoenix tombe amoureux de son système d’exploitation. Mais qu’on ne s’y trompe pas : Her, ce n’est pas elle, intelligence artificielle arborant le sexe désiré, mais lui, avec sa pornstache, son goût des belles lettres et sa sensibilité à fleur de peau ! Mais le féminin en l’homme n’est pas une tare, non. C’est peut-être même le secret de l’Univers tout entier. Par bien des points, Her est l’antithèse de Fight Club. The Vug

 

21. Enter the Void

ENTER THE VOID

Trip psychédélique ? Film expérimental ? Branlette new age ? Enter the Void, c’est un peu tout ça. Mais Noé s’en fout, Noé balance des idées visuelles et sonores toutes les 3 secondes en enchainant les plans séquences. D’un trou à l’autre – au propre comme au figuré – il nous laisse errer 2h30 dans un Tokyo fantasmé. Tout ça pour ça, diront certains. D’autres y verront une certaine transcendance de l’amour, souvent crade mais toujours inconditionnel. Miho

 

20. The Woman

THE WOMAN

Réalisateur philogyne par excellence, Lucky McKee aime filmer les femmes et les difficultés d’être femme dans notre société moderne et éclairée et The Woman est en quelques sortes son manifeste. Appuyé par l’écrivain Jack Ketchum au scenario, le film porte le nihilisme absolu et la violence en filigrane chers au romancier, tout en permettant à McKee de livrer son meilleur film, doté d’une mise en scène aussi subtile que son sujet est trash. Lullaby Firefly

 

19. Lovely Bones

THE LOVELY BONES

Les contraires se heurtent et s’entremêlent dans ce thriller surnaturel de Peter Jackson. D’une certaine manière, Lovely Bones nous plonge dans un Au-delà onirique, reflet d’un esprit pur et candide d’une jeune fille de 14 ans. En parallèle, le film dépeint le quotidien d’un tueur sadique, froid et manipulateur qui souillera l’innocence de cette gamine en commettant l’irréparable lors d’une scène glaçante de terreur. La maîtrise formelle et l’ambiance dépressive, sachant garder ce côté naïf propre à l’adolescence, font de Lovely Bones une œuvre indubitablement à part et intéressante, à défaut d’être parfaite.  

 

18. The Lords of Salem

LORDS OF SALEM

En 12 ans, Rob Zombie s’est imposé comme l’un des nouveaux chefs de file de l’Horreur US, membre émérite du Splat Pack, déjà à la tête d’une fanbase de métalleux voués à sa cause esthétique. Puis après ses deux Halloween, Robbie délaisse un temps l’Horreur craspec pour une incursion fabuleuse dans le Fantastique baroque avec The Lords of Salem, dans lequel il ne revendique plus seulement la filiation Tobe Hooper, mais aussi celle de Polanski, Bava, Argento, Kubrick… et signe son masterpiece. Lullaby Firefly

 

17. Shame

SHAME

Sous couvert de l’addiction pornographique, Steve Mc Queen passe au crible les processus d’interactions de nos sociétés contemporaines pour délivrer une des plus belles chroniques de notre époque, mais aussi et avant tout l’histoire d’une solitude:  l’éternel paradoxe de l’homme moderne, toujours trop éloigné de l’objet de son désir, ou bien trop proche. Nonobstant2000

 

16. Only God Forgives

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Dieu est amour, si tu crois et que tu as confiance en lui. Mais ce qui intéresse le réalisateur danois est d’y réfléchir avec le point de vue d’un philosophe compatriote de 158 ans plus tôt, Søren Kierkegaard : croire et avoir confiance en Dieu car c’est absurde. En effet troisième stade de l’existence humaine selon le philosophe, le metteur en scène en décline une proposition d’un dieu vengeur mais « adoré »  quand Jesus-Christ est remplacé par un Ryan Gosling abîmé. Alors châtiments du divin, pour fautes de l’humain et les anges se cachent pour pleurer. Hamburger Pimp

 

15. Detention

DETENTION

Vous connaissez Joseph Kahn. Cest un fait, vous ne savez peut être pas comment il sappelle, mais il a réalisé la plupart des grands clips de pop de ces vingt dernières années. Vu son esprit décalé, pas étonnant quil prenne la pop culture à contre pied tout en l’épousant complètement pour ce film étrange, délirant, drôle et intelligent quest Detention. Probablement le meilleur film que vous navez pas encore vu, quattendez vous? Skreemer

 

14. Le Territoire des loups

THE GREY

Joe Carnahan nous livre en 2012 un survival d’une classe extrême. Tout comme McTiernan avec Predator, c’est avec la mise en scène que Carnahan nous expose le fond ; d’un point de vue narratif, la puissance symbolique des images est plus importante que les dialogues. Il met en scène des personnages condamnés, forcés de sonder leur propre existence pour se préparer à mourir. Notre rapport face à la vie et la mort, vaste sujet de Carnahan développe de façon viscéral et pessimiste. A noter que Liam Neeson offre une prestation incroyable, en effet le rôle peut être facilement mis en parallèle avec des événements tragiques vécus par l’acteur dans sa vie personnelle.  Gutbuster

 

13. Under The Skin

UNDER THE SKIN

Après avoir incarné une voix dans Her, la jolie Scarlett devient un simple corps dans Under the Skin. Une femme fatale venue de l’espace que tous les mecs voudront tirer dans un schéma répétitif et qui va lentement s’ouvrir aux hommes pour le meilleur et pour le pire. Minimaliste et glacial, le film de Jonathan Glazer offre des visions cauchemardesques inédites et reste l’une des expériences fantastiques les plus singulières de ces dernières années. The Vug

 

12. Drive

DRIVE

« Gniaagniia real human beIIING and a real herOOOO ». Quelques années après avoir entendu en boucle sa B.O entêtante, il reste de Drive un univers poisseux et surréel, magnifié par les silences de Ryan Gosling. Depuis Collatéral, Los Angeles n’avait jamais été aussi bien filmée. L’isolement, l’immensité, le déracinement : on retrouve ici d’ailleurs les thèmes chers à Mann auquel s’ajoute le romantisme humaniste de Refn qui évite ainsi à Drive l’écueil du vide. Miho

 

11. Snowpiercer- Le Transperceneige

SNOWPIERCER

Bong Joon-ho est complètement dingue, résolument iconoclaste, totalement indomptable, et c’est là que réside son génie : il n’y a qu’à découvrir Chris Evans avouant à Song Kang-ho qu’il a du céder au cannibalisme, et admet même, avec une douleur indicible, que la chair de nouveau-né de laquelle il a dû se repaître est la meilleure, pour se rendre véritablement compte de la noirceur absolument folle de l’œuvre. Multipliant les ruptures de ton les plus casse-gueules avec un naturel désarmant, transcendant son schéma ultra-linéaire de marche constante en avant en déployant, à chaque wagon, un nouvel univers, sacrifiant toute velléité de logique narrative sur l’autel de l’imaginaire le plus débridé traduisant un symbolisme d’une cohérence rare, Snowpiercer est un film qui ose tout, avec des couilles en béton armé, ne craint rien ni personne, se vautre même parfois mais sans que nous lui en tenions rigueur tant il témoigne d’une démesure artistique radicale et bouleversante qui nous laisse au sortir de la salle exsangue, convaincu, à raison, que nous venons d’assister à un monument du cinéma, et même plus ! Naughty Bear

 

10. It Follows

IT FOLLOWS

John Carpenter, David Cronenberg, George Romero, des références pour le moins prestigieuses que David Robert Mitchell réinterprètent avec une déférence absolue, un talent hallucinant, un sens du cadre stupéfiant,… Il en résulte une œuvre complètement à contre-courant, d’une beauté à couper le souffle, atteignant des sommets d’angoisse avec un minimum d’effets, le tout soutenu par un soundtrack eighties carpenterien sublime et lancinant signé Disasterpiece. La mystérieuse créature, profondément insaisissable comme la chose de 1982, aussi implacable que Michael Myers, puissamment sexualisée, et transmise justement par voie sexuelle, quelque part entre Frissons et Rage, figure parfaite de l’inquiétante étrangeté freudienne tout comme les zombies de La Nuit des Morts-vivants en 1969, se révèle un brillant exercice sur l’indétermination et, entre indéniablement au panthéon des croquemitaines les plus fascinants de l’histoire du cinéma, rien que ça ! It Follows est un pure chef-d’œuvre du fantastique, rare, jouissif et particulièrement déstabilisant à mater, re-mater, re-re-mater, re-re-re-mater,… sans ménagement ! Naughty Bear

 

9. Les Enfants loups Ame & Yuki

AME ET YUKI LES ENFANTS LOUPS

Hosoda revisite avec Les enfants loups, Ame & Yuki la thématique du clivage ruralité et urbanité  longuement explorée dans l’animation japonaise. Entre humains et loups, Ame et Yuki devront apprendre à gérer leurs natures, doutes et peurs face à un monde qui leur demandera de faire un choix. C’est une magnifique fable sur le passage à l’âge adulte que signe Hosoda avec ce film, tout en douceur et poésie.  Miho

 

8. Spring Breakers

SPRING BREAKERS

Quinze ans après le choc Gummo, Harmony Korine revient en force avec Spring Breakers, constat alarmant sur les dérives d’une jeunesse occidentale  en prise avec la vacuité de sa propre existence, dans un monde où tout lui est offert sans effort, où aucune réelle perspective ne lui est proposée. La fête comme fin en soi, pour éluder le vide et l’incertitude de l’âge adulte. Lullaby Firefly

 

7. Valhalla Rising

VALHALLA RISING

Tout le génie de Nicolas Winding Refn en un film. Formellement hypnotisant, empruntant à Herzog comme à Kubrick, Valhalla Rising est une vraie pépite de cinéma contemplatif, puisant aussi bien sa force dans la mise en scène maîtrisée de NWR que dans l’interprétation hallucinante de Mads Mikkelsen, muet et borgne. Permettant à Refn de rentrer dans le Panthéon des auteurs européens actuels qui font le cinéma, le film reste une expérience intense et atypique. Lullaby Firefly

 

6. The Tree of Life

THE TREE OF LIFE

Quand tes trois réalisateurs préférés de tous les temps, c’est Stanley Kubrick, Alain Resnais et Andrei Tarkovski, The Tree of Life de Terrence Malick s’impose comme ton film préféré de tous les temps. On y retrouve la métaphysique du premier, les constructions mémorielles du deuxième et la foi sublimée du troisième, tous convoquées pour nous exposer une existence passée trop vite mais voué  à disparaître comme tout le reste dans le grand vide cosmique. D’avant ce monde jusqu’à sa résurrection, voici une oeuvre hautement perceptive et cérébrale, une cathédrale cinématographique qui ne laisse pas indifférent. The Vug

 

5.Gravity

GRAVITY

L’attente aura été très longue et particulièrement fébrile ! Il aura fallu patienter sept interminables années pour qu’Alfonso Cuaron, après le brillant Les Fils de l’Homme, nous décroche une nouvelle fois la mâchoire, nous colle une sacrée putain de claque cosmique dans la gueule, nous en remette copieusement plein les mirettes. Difficile de ne pas s’étendre en dithyrambes, en long, en large et en travers, sur une œuvre fondamentalement brillante, formellement impressionnante, poussant l’immersion dans des contrées jusqu’alors très rarement explorées, si ce n’est dans le jeu-vidéo, un tour de force certes perfectible mais d’une puissance émotionnelle rare, qui force le respect ! Cuaron prouve encore une fois, avec Gravity, qu’il est très certainement l’un des meilleurs metteurs en scène de sa génération, faisant preuve d’une inventivité et d’une précision géniale, d’une démesure absolument jubilatoire, de sorte que, chaque séquence s’impose immédiatement comme autant de morceaux de bravoure gigantesques et inédites, s’impriment définitivement sur notre rétine de cinéphage subjugué par un spectacle viscéral total ! Naughty Bear

 

4.The Social Network

SOCIAL NETWORK

Jamais un hommage à Citizen Kane na été aussi justement mené. Un film qui parle de la déshumanisation dune société par la déshumanisation dune personne et son manque dempathie envers son prochain. Fincher et Sorkin nous proposent de voir la solitude que lon peut ressentir face à ce réseau tentaculaire quest Facebook au lieu de nous donner juste du Wikipedia filmé. Exemplaire. Skreemer

 

3. Mad Max Fury Road

MAD MAX FURY ROAD

Mad Max Fury Road est un film précieux. Il fait partie de ces films « carrés », dans lesquels tout est à sa place, au bon endroit, au bon moment. Une œuvre parfaite, frénétique sans jamais être brouillonne. Un film où la puissance des images règnent, où chaque détails enfermés dans le cadre comptent et abreuvent l’univers. Fury Road ayant quasiment fait l’unanimité, dans le cœur du public comme dans celui des critiques, il serait tentant de vouloir le détester pour s’adonner au plaisir de la posture « à contre-courant ». Seulement essayer de nager à contre-courant face à Mad Max Fury Road, c’est un peu comme vouloir affronter un tsunami de lave en fusion. Tout nu. Sans bouée. Les mains attachées. De dos. Avec du Wazoo dans les écouteurs. Bon courage (mais c’est possible). Gutbuster

 

2. Scott Pilgrim

SCOTT PILGRIM

Maître incontesté du film méta, geek et cinéphile assumé, il n’y avait qu’Edgar Wright pour se lancer dans une aventure aussi folle que Scott Pilgrim. Adapté d’une BD sympa mais mineure, le film transcende son matériau original pour devenir un témoignage nostalgique d’une époque, d’une pop culture, d’une génération. Fun, smart et forcément référencé, Scott Pilgrim est arrivé trop vite, trop tôt,  ne pouvant éviter l’“échec” commercial. Qu’importe, il est entré dans les mémoires et a marqué durablement sa décennie par sa singularité pour atteindre d’emblée un statut de film culte. Lullaby Firefly

 

1.  J’ai rencontré le Diable

I SAW THE DEVIL
En 2011, le réalisateur Kim Jee-Woon nous a asséné un polar complètement fou, dont le postulat de départ tient habituellement tout un métrage. Un super flic dont le femme vient d’être violée et assassinée mène son enquête afin de retrouver le tueur, ce qui ici ne représente que les 20 premières minutes sur près de 2h30 ! Il laisse le meurtrier avec de l’argent et un bras cassé, et compte répéter l’opération ad vitam æternam sans savoir que ce dernier est bien pire que tout ce qu’il pouvait imaginer. Jee-Woon dynamite les codes du polar et nous offre un monstre de Cinéma ultra violent et sans concessions, le genre dont on se souvient longtemps après l’avoir visionné. Clairement un des plus grand films de ses 15 dernières années, dont on ne s’en est toujours pas remis ! Evilhost

 

Retrouvez également le top 30 des films incontournables des années 2000 et nos 30 trésors cachés des années 2000.

 

L’équipe Celluloïdz

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