Critique: Pixels

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Pixels

De Chris Columbus

Avec Adam Sandler, Michelle Monaghan, Kevin James, Peter Dinklage, Josh Gad

Etats-Unis – 2015 – 1h46

Rating: ★★★☆☆

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Le pixel est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle. Son nom provient de la locution anglaise « picture element », qui signifie « élément d’image ». C’est ce qui est utilisé pour les ordinateurs les écrans de télévision LCD/plasma et les jeux vidéo. Cela nous amène à un championnat du monde de jeux d’arcade en 1982, où Sam Brenner affronte Eddie Plant en finale, sous les yeux de Will Cooper et Ludlow Lamonsoff, sur Donkey Kong…

Une nouvelle étape est faite dans la relation cinéma/jeu vidéo, et cette fois-ci on s’attache aux jeux d’arcade 8 bits, ce qui correspond maintenant à du retro gaming. En effet, le retro gaming est la passion, la lubie pour les vieux jeux vidéo, apparus sur les premières consoles ou les premières salles d’arcade. Cela rappelle l’époque où on jouait à dix chacun son tour car tout le monde n’avait pas une console chez soi, ou on qu’on regardait avec ferveur les champions sur les bornes d’arcade. C’est aussi la grande époque des jeux vidéo en deux dimensions, où passés les trois vies que le jeu nous offre, il faut recommencer l’aventure dès le début. Le retro gaming est aussi le jeu vidéo dans sa version la plus épurée, la plus basique où le seul fait de jouer suffisait à notre joie, notre bonheur, avec des mélodies au synthétiseur que l’on retient encore (de Tetris à Zelda en passant par Sonic). Ce ludisme, qui peut paraître bêta, est un des arguments du film, s’amuser d’abord pour comprendre comment gagner ensuite. Car le second argument est que le jeu vidéo ne rend pas idiot, bien au contraire, il permet de développer certaines parties du cerveau et renforce la psychomotricité des mains, car le retro gaming est constitué de jeux fonctionnant par cycle. En effet vu que les vieux jeux vidéo sont répétitifs, passer d’un niveau à un autre dans un décor légèrement changeant ou non, il faut saisir le fonctionnement pour avancer tout en réitérant les mêmes gestes. Et bien sûr pour le coup, le jeu vidéo est dans la réalité, avec des canons lasers !

 

Tout ceci sont des principes bien compris la bande personnages de losers magnifiques : un installateur de matériel vidéo divorcé, une militaire trompée par son mari qui picole dans son dressing, un puceau vivant avec sa grand-mère et partisan de toutes les théories du complot les plus fumantes, un tricheur arnaqueur emprisonné et le Président des États-Unis. Il faut dire qu’avec la série Big Bang Theory, le geek ou nerd a la côte maintenant et il peut aussi tendre à sauver le monde. Pour ce film, une différence est à remarquer, nos nerds ou geeks ont la quasi quarantaine, quand c’est souvent la trentaine qu’ont les héros un peu losers. Vous voyez bien tous ces films, assimilés comédies romantiques, où le héros a du mal à devenir adulte, hésitant entre la femme de ses rêves et la femme qu’il aime avec qui il est en couple et ressasse sa maladresse et son inaction passées ? Judd Apatow a la mainmise sur ce concept, entre ses films et ses productions, et passe à la version féminine (40 ans : mode d’emploi, Crazy Amy). Ce rôle revient au héros Adam Sandler, de moins en moins irritant à l’écran et très bien secondé par le reste du casting : Michelle « ma belle » Monaghan, Kevin James dont ses films n’ont jamais percé en France, Peter Dinklage à la filmographie de plus en plus geek (de Games of thrones à X-men) et le petit nouveau Josh Gad.

Pixels permet aussi de réfléchir sur le jeu vidéo de maintenant, entré dans une dimension de compétition et de domaine au trop plein d’argent, délaissant les « gamers » au profit des « rodeurs », comprenez le second terme comme le genre de personnes jouant constamment au même jeu ou même franchise pour espérer se faire payer pour jouer par la suite. Et l’electronic sport, dit e-sport, fût. On peut aussi déplorer la dimension trop défouloir du jeu vidéo actuel, avec la présence de plus en plus importante de violence en tout genre mais marqué d’un certain réalisme physique ou plutôt organique. Vive les nerds et les geeks, crétins et asociaux, mais pas trop.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…