Un film en un plan: Milano Calibre 9

 

 

A peine sorti de prison pour bonne conduite, Ugo Piazza est accueilli par les hommes de main du baron du crime milanais, « L’Américain », convaincus qu’il a mis l’abri le butin de l’opération qui lui aura coûté son emprisonnement. Constamment harcelé par ces derniers, plus ou moins titillé par les forces de Police qui veulent faire de lui un indic, Piazza finit par ré-intégrer les rangs du gang de l’Américain mais pour une raison bien à lui : laver son honneur et son nom, car lui, il sait que les 30 000$ manquants ne sont pas en sa possession, et que quelqu’un à l’intérieur de l’organisation s’est débrouillé pour lui faire porter le chapeau..

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Quelques traits caricaturaux au départ (notamment la séquence pré-générique!) pour cette intrigue policière réalisée en 1972 par Fernando DiLeo, où l’on se retrouve avec des bruitages tous droits sortis d’un Terence Hill/Bud Spencer à chaque scène de bagarre, mais où l’on ne s’interdit pas non plus quelques belles tirades bien senties ici et là. N’en doutons pas, nous sommes bel et bien ici dans un univers de roman de gare, avec son lot d’imperméables, de tirs au pistolet et de déhanchements de strip-teaseuses, mais sous couvert de divertissement, le film pointe du doigt corruption et  manigances financières mais surtout injustices sociales et lutte des classes avec une véhémence des plus surprenante. Milan Calibre 9 est le premier volet de « La Trilogie du Milieu », un influence majeure pour les cinémas de Quentin Tarantino et John Woo.

 Nonobstant2000

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Le samedi soir il mange des chips. Pas de catch, pas de foot; si tu veux tu peux venir!

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