Critique : Le Solitaire

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

.

Thief

De Michael Mann

Avec James Caan, Tuesday Weld, James Belushi et Willie Nelson

États-Unis – 1981 – 2h02

Rating: ★★★★☆

LE SOLITAIRE

 

Frank est un perceur de coffre dont le seul rêve est de fonder une famille. Il accepte un dernier contrat, celui d’un parrain de la mafia, qui pourrait lui rapporter plusieurs millions.

Thief ou Le Solitaire en français (un titre bien choisis), est le premier film de Michael Mann. L’occasion de voir que tout son cinéma était déjà là et que le reste de sa filmographie ne s’apparente finalement qu’à des développements et des expérimentations de ses thématiques.

Frank (un James Caan d’une classe folle) est Neil McCauley de Heat, Will Graham de Manhunter ou John Dillinger de Public Enemies. Des personnages qui tentent de renier leur nature profonde et d’avoir une vie rangée, avant de se rendre compte qu’on ne change pas.

Le héros de Thief s’achète donc une vie de toute pièce, mais ni lui ni le spectateur ne sont dupes : tout sonne faux, et Mann n’essaye même pas de nous faire croire le contraire.

Pourtant, la majeure partie du film est consacrée à la construction du rêve de Frank, comme un infime espoir de rédemption. Espoir annihilé comme il se doit par un dernier règlement de compte, gunfight puissant ou Frank met en pratique une réplique sortie dans les premières minutes du film : « I am the last guy in the world that you wanna fuck with ».

La dernière partie rappelle d’ailleurs étrangement le Drive de Nicolas Winding Refn, des enjeux similaires ne pouvant se terminer que par la mort du chef des mafieux, source du mal.

Portée par la musique de Tangerine Dream et quelques seconds rôles impeccables (dont James Belushi et Willie Nelson), Thief n’est pas un premier film balbutiant, mais une fondation solide de l’œuvre de Mann. Le Blu-Ray sorti récemment contenant la version Director’s Cut, je ne saurais que trop vous le conseiller.

 

Evilhost

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.