Critique: Daredevil (saison 1)

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Rating: 3.0/5 (2 votes cast)

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Daredevil

De Drew Goddard

Avec Charlie Cox, Vincent D’Onofrio, Deborah Ann Woll et Elden Henson

Etats-Unis – 2015 – 13 épisodes de 60 min

Rating: ★★★★☆

 

DAREDEVIL

Depuis son ignoble adaptation avec Ben « j’ai plus de dents que toute ta famille réunie » Affleck, le héros Daredevil n’avait plus jamais connu les honneurs d’un écran. Probablement parce que plus personne n’osait y toucher. Mais le mal est à présent réparé. Drew Goddard, réalisateur de The Cabin in the Woods et pote de Joss Whedon, se chargeant d’assurer que le diable de Hell’s Kitchen ne pleure pas toutes ses larmes d’aveugle cette fois-ci.

Après un accident quand il était enfant, Matthew Murdock perd la vue mais développe de façon surhumaine ses autres sens. Il défend le quartier de Hell’s Kitchen en tant qu’avocat la journée, et vigilante la nuit.

Cette première saison étant la pour poser les bases de la mythologie Daredevil, elle consacre un certain nombre d’épisode à l’enfance de Murdock. On y découvre ses relations avec son père boxeur à travers de nombreux flashback, de l’accident à la mort de ce dernier. En parallèle, les principaux protagonistes et antagonistes sont mis en place, de l’amitié fraternelle de Matt avec son associé Foggy à la rencontre de Claire et Karen. La présence du mentor de Daredevil se faisant furtivement, mais assez pour annoncer les enjeux de la saison 2.

Un début assez musclé et violent, qui finira par entraîner la révélation du véritable ennemi de ses 13 épisodes : Wilson Fisk, alias Kingpin ou Le Caïd. Sa première véritable entrée en matière occasionnera d’ailleurs une décapitation qui n’a rien à envier à Game of Thrones en termes de dégueulasserie. Mais là ou la série fait fort, c’est qu’elle développe alors le personnage au moins autant que le héros ! D’abord homme de l’ombre forcé à sortir à cause des attaques de Daredevil sur la mafia, il deviendra vite un personnage publique, mettant à mal les plans du héros. Inattaquable sur un plan juridique pour l’avocat, il ne pourra pas non plus l’être par le héros ou sera un martyr victime d’un cinglé qui s’habille en costume. L’histoire atteindra donc un point ou le spectateur ne sait plus exactement qui il préfère, la love story de Fisk étant assez touchante pour que l’on n’est pas vraiment envie qu’elle s’arrête.

D’Onofrio y est pour beaucoup, sa prestation enfonçant le reste du casting sans effort, pourtant déjà très bon. Charlie Cox est un Matt Murdock dont on ne pouvait rêver mieux, tandis que Elden Henson et Deborah Ann Woll occupe la partie plus terre à terre de la série et restent très convaincant.

On n’attendait pas autant de cette série, qui semble bien être l’adaptation parfaite d’un des héros les moins connu de l’univers Marvel. Hormis quelques problèmes de rythme (la première partie est clairement orientée baston et la deuxième blabla), cette première saison s’en sort honorablement bien, et la venue de certains ennemies bien connus de l’amateur du comics promet énormément pour la suite !

 

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.