10 scènes qui foutent bien les miquettes

 
 

 

En ces temps d’Halloween, il est toujours bon de se faire une frayeur! Petit tour d’horizons des scènes les plus flippantes du genre.

bob

 

 

Ring: la sortie de la télé

 

Bien qu’il ne soit plus aussi frais et moderne qu’à sa sortie, Ring demeure un vrai tournant dans le renouveau de l’Epouvante, faisant explosé le compteur de yurei eiga (film de fantômes japonais). Et cela grâce à des scènes fortes et iconiques et notamment, le climax horrifique que constitue la scène de la télévision, où après moultes références à la fameuse vidéo, le spectateur assiste enfin à ce qui provoque cette mort d’effroi qui semble frapper les victimes de Sadako:  elle sort littéralement de la télé pour les choper… Plus de quinze ans après sa sortie, cette scène n’a en rien perdu de sa force horrifique!

 
 

La Dame en noir : le couloir

 

James Watkins avait déjà prouvé au temps d’Eden Lake qu’il savait mettre en scène des séquences d’une tension hallucinante. Et ce n’est pas son passage du gore à l’Epouvante avec la Dame en Noir qui lui aurait fait perdre de cette intensité. Ainsi, construit comme un train fantôme, son film ne pouvait que se terminer dans un climax fou: la dernière nuit passée dans le manoir de la Dame en Noir. Et quoi de plus terrifiant qu’un fantôme? Que celui-ci vous pourchasse en fonçant sur vous dans un cri strident! Merci James d’avoir matérialisé nos cauchemars d’enfant…

 

 
 

Saw: l’appartement éclairé au flash d’appareil photo

 

S’il y a bien quelque chose que l’on peut reconnaître à Saw, c’est bien l’inventivité de ce petit malin de James Wan. Des pièges bien gores, des dilemmes bien crades, un psychokiller à l’imagination débordante, tous les éléments sont réunis pour une grande messe craspec. Et au milieu de toutes ces effusions de sang et de tripaux, une scène demeure un bijou de tension cinématographique et ironiquement, c’est l’une des rares à ne pas jouer sur les codes du gore: la scène où le photographe se réveille chez lui sans le courant. Pour se repérer, ce dernier dégaine son appareil photo et mitraille son environnement pour se guider: en résulte une longue séquence dans un noir presque total, rompu par moment par les flashs…

 

 
 

Poltergeist : le casse dalle nocturne

 

S’il y a bien une scène qui m’a traumatisée enfant, c’est bien la scène du “repas” dans Poltergeist. Alors que jusqu’à présent le film évoluait dans un fantastique bon enfant, rappelant même par moment Rencontre du Troisième Type, le film bascule dans l’Horreur notamment par cette scène qui intervient à la moitié du film. L’un des chercheurs en paranormal se lève la nuit pour un snack et se retrouve protagoniste d’une scène peu ragoutante, où son petit frichti s’avère infesté de vers, couplé avec la séquence du miroir où le pauvre bougre s’en dévisage littéralement…

 

 
 

Twin Peaks: Bob et le journal intime

 

L’univers de David Lynch est peuplé de personnages étranges, de freaks sortis tout droit des tréfonds de l’inconscient, le genre d’images qui nourrissent les cauchemars. Et de tout ces personnages lynchiens, si l’on ne devait qu’en garder qu’un, ce sera forcément Bob, énigmatique redneck qui hante les rêves et les jours de Laura Palmer. La lycéenne rentre chez elle, la caméra la suit dans les couloirs, les escaliers, jusqu’à sa chambre où surgit Bob le flippant.

 
 

La Colline a des yeux: l’attaque de la caravane

 

Déjà efficace dans l’original, l’attaque de la caravane gagne davantage en tension et en puissance dans le remake d’Alexandre Aja. Pièce centrale du récit, elle marque le moment où le film bascule dans la violence pure, crue, graphique. Cette scène (qui paraît interminable) est aussi dense que choquante, que ce soit par le piège établi (faire griller le patriarche), la multitudes des attaques (le viol de la cadette, le meurtre de la soeur, de la mère) et la brutalité incessante qui est mise en scène.

 

 

Shining: la salle de bain de la chambre 237

 

Unique en son genre, dans son ton et dans son traitement du fantastique, Shining de Kubrick est un monument  du cinéma horrifique. Et s’il y a bien une scène qui demeure terrifiante 34 ans plus tard, c’est sans conteste la scène de Jack Torrance se hasardant dans la chambre 237, et y découvrant une sublime créature qui s’avère ne pas l’être tant que ça. Basculant en une seconde de l’érotisme à l’Horreur, cette séquence alimente le goût pour le bizarre qu’aime à cultiver le metteur en scène.

 

 
 

Les Autres : la gamine

 

La force du film d’Alejandro Amenabar, c’est de figurer déporter sur l’Ile de Jersey, au sortie de la  Seconde Guerre Mondiale. Faisant partie de cette première vague de ghost-stories ibérique qui a  nourri la fin des 90’s et le début des 00’s, Les Autres recèle de beaux morceaux de mise en scène d’épouvante, et notamment cette scène glaçante où Grace / Kidman laisse sa gamine jouer avec sa marionnette dans ses habits de communion. Semblant possédée, l’enfant lui apparaît alors comme une vieille femme aux yeux blancs. Brrrr!

TheOthers

 
 

L’Exorciste, la suite : la nurse de garde

 

Après un premier opus mythique de William Friedkin et sa suite, L’Exorciste 2 : L’Hérétique signé John Boorman, la trilogie se termine en beauté avec cette fois l’écrivain orginel William Peter Blatty derrière la caméra. Parmi une multitude de scènes glaçantes (la vieille qui rampe au plafond…), cette scène de deux minutes est un bijou de mise en scène. Pas de musique extradiégétique, caméra en plan fixe les trois quart de la scène, dans un couloir où l’on voit s’affairer une nurse de garde de nuit, la scène semble anodine si elle n’était dans un contexte horrifique. Jusqu’à la chute aussi brutale et glaçante que furtive…

 

 
 

L’Antre de la Folie: le cycliste

En matière de scènes flippantes, Big John Carpenter a su tout au long de sa carrière nous offrir de sacrés morceaux de bravoure. L’Antre de la Folie demeure son film le plus fantasmagorique, jouant sur le bizarre, l’étrangeté comme incursion du fantastique dans la réalité. Preuve en est la scène du cycliste croisé de nuit sur une route déserte… Comme dans un cauchemar, l’élément bizarre surgit de nulle part, dans un contexte où il dénote…

 

 

Des suggestions pour un volume II?

Lullaby Firefly

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.